06/03/2008

19 avril 2008 de Liège à Vottem

Rendez-vous le samedi 19 avril 2008, 14 h 30, place St-Lambert à Liège pour monter à pied en manifestation au centre fermé de Vottem. Notez-le dans vos agendas, nous y reviendrons dans ce blog.

09:25 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

15/11/2007

INVITATION LE 21/11/07

 
Conférence-débat : Quel avenir pour les sans papiers? Quel avenir pour la régularisation après les élections de juin 2007?
 mercredi 21 novembre à 18 heures au centre culturel des Chiroux  Place des Carmes à Liège.  Invités:

 

*      Carine Russo, sénatrice ECOLO

*      Marie - Claire Lambert, députée fédérale PS

*     Benoît Drèze, échevin CDH à Liège, qui a participé aux négociations "Orange bleue" concernant asile et immigration

*    Philippe Dodrimont, Président de l'arrondissement de Liège du MR et bourgmestre d'Aywaille

De novembre 2005 à juin 2007, plus de 40 lieux ont été occupés en Belgique pour obtenir des critères  clairs de régularisation et une commission permanente de régularisation.

Depuis les élections, rien n'a bougé, les sans papiers, comme les allocataires sociaux, comme les travailleurs actifs et non-actifs qui ne pourront bientôt plus payer leurs notes de chauffage... , sont pénalisés par l'absence de gouvernement.

Lassés par cette longue attente, par la précarité, l'exploitation dans leur vies quotidiennes, par les promesses ... des sans papiers ont recommencé des grèves de la faim à Bruxelles, la première a permis d'obtenir des titres de séjour provisoires; la seconde démarre en posant la question au Ministre Dewael, toujours en place, la grève de la faim est-elle le seul moyen d'obtenir un droit de séjour en Belgique?

 

Questions en  débat:

  •  L’accord sur asile immigration "orange bleue" : son contenu, face aux  revendications  avancées depuis deux ans par le mouvement des sans papiers et de leurs soutiens en matière de régularisation. Les positions des partis de l’ « orange bleue » en matière de  regroupement familial, de centres fermés et d’expulsions.
  • Quelles actions  ECOLO et le  PS comptent-ils  mener dans les mois qui viennent pour soutenir les revendications de régularisation des sans papiers ? Quelles  options par rapport à la lutte pour la suppression des centres fermés et des expulsions ?
  • Une autre question, très concrète,  sera également posée aux quatre invités, celle d'un moratoire sur les expulsions. En effet des personnes expulsées aujourd'hui pourraient se voir régularisées demain lors de la concrétisation d'un accord tel que celui de l'"orange bleue"ou d’un autre ...
Organisation : Centre culturel des Chiroux, Mai’rcredis sans papiersEditeur responsable : CRACPE, Jacques Chevalier, 198 rue de Visé 4602 Cheratte. Ne pas jeter sur la voie publique. Contacts : cracpe@skynet.be   www .cracpe.tk

02:21 Écrit par Chevaljak dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/09/2007

Sémira...9 ans déjà !

Le 22 septembre 1998, Sémira Adamu était étouffée par ce qu'il faut bien appeler la raison d'Etat. A l'époque des milliers de personnes, jeunes surtout, ont manifesté leur colère face à cette déportation avec fin tragique. On a abandonné la pratique du coussin mais pas la violence, en neuf ans nos sollectifs ont recueillis des centaines de témoignages de violences faites aux personnes devant être rapatriées contre leur gré, et les expulsions continuent même si après la mort de Sémira un Ministre de l'Intérieur dut démissionner.

Ce 22 septembre 2007, entre 15 et 16 heures, 85 personnes (et non 40 comme dit dans le JT de 19 h 30 de la RTBF) ont commémoré l'assassinat de la jeune Nigériane. Les politiques brillaient par leur absence à part Josy Dubié et Karine Russo. Le chanteur Claude Semal, a capella, a chanté une très belle chanson d'hommage à Sémira de même qu'une petite chorale de Verviers une autre chanson en mémoire de notre amie nigériane.

Un ami de l'UDEP de Bruxelles a appelé des belges à faire grève de la faim avec la dizaine de sans papiers qui occupent depuis mercredi le stade communal de Saint-Josse.

Nous vous invitons à voir quelques images de cette manifestation symbolique prises cet après-midi dans le hall des départs à l'aérodrome de Zaventem sous la surveillance de nombreux policiers heureusement assez discrets.

Cliquer sur les diapos pour les voir en + grand.

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21:53 Écrit par Chevaljak dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/09/2007

A Zaventem ce Samedi

RAPPEL: plus que 2 jours et on y est! Lire ci-dessous, petites modifications dans les infos pratiques et nouvelle liste de signataires .
Vibrant appel pour votre présence , en effet il semble que beaucoup se disent que comme c'est un  rassemblement à l'aéroport et pas une manif. de rue, on n'a pas besoin d'être trop nombreux et chacun  compte sur la présence des autres... ce qui peut s'avérer peu efficace...
Pas de souci si vous n'êtes pas disponible, le CRACPE ne vous inscrira pas sur sa liste noire!   Mais si vous l'êtes, votre présence est bienvenue!
France
Bonjour,
Vous trouverez ci-dessous à nouveau  l' appel à commémoration pour Semira, à l'aéroport national de Zaventem le samedi 22 septembre dès 15 heures, pour l'arrêt des expulsions!
Le CRACPE est partie prenante de l'initiative et vous invite à rejoindre les signataires de l'appel.
Pourriez-vous nous retourner votre signature, si ce n'est déjà fait,  ainsi qu'à l'adresse coordsanspapiersbxl@yahoo.fr ?
Rendez-vous est fixé pour un départ collectif à 13H30 à la gare des Guillemins: train de 13H58 pour Bruxelles et changement à Louvain pour Zaventem. Merci de nous communiquer votre participation effective dès que vous le pouvez.
Habillez vous de noir et amenez des fleurs! Nous aurons un tract à distribuer à l'aéroport expliquant la commémoration et aussi comment on peut s'opposer à une expulsion lorsque l'on est passager dans un avion.
Un grand portrait de Semira sera affiché. Deux chansons d'hommage à Semira seront chantées.
Il y a toujours un petit risque non mesurable ni prévisible d'interpellations lors d'actions à l'aéroport. Pas de panique: parmi les actions précédentes, la plupart ont eu lieu sans aucune  interpellation... Le risque le plus évident (et cela s'est parfois passé), c'est le contrôle d'identité - ce qui peut toujours arriver dans les aéroports même sans manif! -. Si nous en parlons, c'est  parce que cela représente un danger pour les sans papiers.
En dessous de l'appel, vous retrouvez l'appel précédent déjà diffusé et signé largement concernant le gel des expulsions.
Merci et à bientôt, France Arets (CRACPE)

SEMIRA ADAMU
Journée de commémoration le 22 septembre 2007
à 15 heures dans le hall de l’aéroport de Zaventem
 
9 ans que Semira est décédée,  étouffée par le mépris et la violence des politiques inhumaines d'immigration belge et européenne !  
Nous vous invitons à venir rendre hommage à cette jeune femme qui ne souhaitait qu’exprimer son envie de liberté, de bonheur !  Etre accueillie, aidée, alors qu’elle fuyait un mariage forcé au Nigéria, c’était le peu qu’elle demandait. Ce peu qu’une administration lui a refusé, ce même peu que des gendarmes lui ont fait ravaler pour qu’elle se taise et qu’elle parte loin... Mais c’est trop loin qu’ils ont été, et c’est aussi beaucoup trop loin qu’elle s’en est allée !
Aujourd’hui encore, de nombreuses femmes de par le monde vivent la même situation que Semira dans leur pays d’origine. Beaucoup d’entre elles restent  victimes d’un grand nombre de persécutions non prises en  compte par les pratiques restrictives en matière d’asile en Europe : les mutilations sexuelles, les viols … Quand elles viennent frapper à nos portes, c’est souvent la même réponse : répression et violence.
APPEL
Depuis la mort de Semira, la situation ne s'est pas améliorée. Nous nous devons de constater que le nombre d'expulsions augmente toujours. Cela risque de ne pas changer car plus que jamais ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des chiffres, des quotas.
Dans les notes qui émanent jusqu’à présent des négociations gouvernementales, on semble s’accorder sur un processus limité de  régularisation;  mais aussi en même temps sur l’accroissement de la capacité de détention d’étrangers, donc du nombre d'expulsions. La machine continue sa marche et la construction d’un nouveau centre fermé, « inaugurée » il y a peu en témoigne.
Ces expulsions se passent dans l'anonymat total, sans aucun contrôle extérieur. Nous récoltons quotidiennement des témoignages de violences graves à l'aéroport sur les personnes qui  s'opposent à leur déportation. 
Certains partis, syndicats, ainsi que beaucoup d’associations et de citoyens ont signé un moratoire pour réclamer l’arrêt des expulsions tant que la politique gouvernementale en matière de régularisation n’est pas définie.  En effet, de nombreuses personnes expulsées aujourd’hui pourraient être dans  les conditions d’une régularisation même partielle, si elle se précise !
Des bourgmestres ont appelé à la désobéissance civile. Ils refusent  d’encore participer aux arrestations de personnes et familles sans papiers dans leur commune.
Nous exigeons que ce moratoire soit concrétisé et demandons l'arrêt immédiat des expulsions. 
Nous appelons chacun à refuser ce non - respect des personnes, cette violence symbolique et physique inacceptable qui s'exerce dans les aéroports et les centres fermés. Nous refusons de collaborer à un système digne d’un régime répressif. 
Nous réclamons de notre gouvernement belge à venir et de l’Union européenne dans son ensemble une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux de chacun.
Dès aujourd'hui, faites le choix d'être actif pour la mémoire de Semira et plus largement pour ces revendications: arrêt des expulsions et suppression des centres fermés!
Transmettez, distribuez cet appel à vos proches, vos amis, vos collègues, à votre carnet d'adresses e - mails,…C’est important que tous se souviennent…
Prenez un peu de temps de discuter, d’expliquer s’il le faut…
D'une manière ou d'une autre, vous avez votre place dans cette mobilisation solidaire. Rejoignez-nous !!
HABILLEZ VOUS  EN NOIR ET APPORTEZ DES FLEURS, BEAUCOUP DE FLEURS POUR COMMEMORER LA MEMOIRE DE SEMIRA
ce 22 septembre à l’aéroport , là ou elle a été assassinée en 1998 !
Pour ceux dont la signature manque…
signature de soutien à l'appel
- Association ...............................................................................................
- Nom du signataire ......................................................................................

Premiers signataires :

  • BASTA ! - Anvers
  • CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation - Bruxelles
  • VAK - Vluchtelingen Aktie Komitee - Gand
  • CRACPE - Collectif de Résistance aux Centres pour Etrangers - Liége
  • Comité pour l'Annulation de la dette du Tiers Monde
  • MOUVEMENT CITOYENS PALESTINE - Saidi Nordine
  • LDH - Ligue des Droits de l'Homme - Belgique
  • MRAX - Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xenophobie - Belgique
  • PTB- PVDA Parti du Travail de Belgique - Riet Dhont
  • Union des Locataires Marollienne - Dominique Huysmans, Manu Rabouin, Jean-Marie Stroobants
  • Association est Pateras de la vida Maroc - balga mohamed
  • RESF - Réseau Education Sans Frontières - Pierre Cordelier - France
  • ASSOCIATION HISPANO BELGA DE AYUDA MUTUA Asbl -  Ivan SALAZAR
  • UFLED asbl - L'Union des Femmes Libres pour l'Egalité des Droits - Naima Boudida
  • RESF 57 - Isabelle MIRE - Moselle FRANCE
  • Femmes Prévoyantes Socialistes - dominique dauby secrétaire des FPS liège
  • Cercle Interculturel Antonio Gramsci ASBL - Vandormael Raymond administrateur
  • asbl Barricade - Nicole Van Enis
  • COURSE DE LA  PAIX  - Käthe Kollwitz VREDESLOOP - Geert Vanlangendonck 
  • PARTIJ VAN DE ARBEID
  • Pierre Eyben - Secrétaire Politique de le Fédération liégeoise du Parti Communiste
  • Claude Semal 
  • Acteurs de l'Ombre - Roland REUTER
  • Links Libertair - Koen Zelderloo
  • Christenen voor het Socialisme
  • Educatief medewerkster vzw AIF - Diana Zangari
  • Catholic Worker Gent - Johan Maertens
  • LCR   Ligue Communiste Révolutionnaire - Isabelle Ponet
  • Collectif des Opprimes Immigres - COI-Belgique
  • Collectif A Contre Courant 
  • Afrique Autrement / Afrika anders - Lodonou.K.
  • Yves Formateur Ceppst-FGTB - Fontaine Pascal
  • Didier Somzé - enseignant Liège
  • HOLZEM Michèle - photographe 
  • Corinne Gobin
  • Bruno Colet, indépendant
  • Céline Delforge, Députée bruxelloise Ecolo
  • Geneviève Clockers
  • Micheline Halleux
  • Vincent Robeyns
  • Fred Lauriers
  • Stephane Doseray
  • Guettala djamal - Liege
  • Leon Vercruyssen
  • Mascellino Jo - Liège
  • Eva Doumbia, metteur en scène, Marseille
  • . . . !
LE GEL DES EXPULSIONS
CRER - Coordination pour la regularisation et la libre circulation / Août 2007
L’année passée a été mouvementée et la question de la régularisation a sans cesse été à la une.
Des milliers de Belges ont manifesté aux côté des sans papiers. Des milliers de pétitions ont été signées réclamant une régularisation.
Le monde associatif, culturel, syndical, ect… s’est uni pour exiger une nouvelle loi de régularisation. Le monde politique a répondu à cette demande : plusieurs présidents de partis se sont engagés à mettre la régularisation au programme du prochain gouvernement.
Attendons les élections : les promesses seront tenues et les sans-papiers seront régularisés !
Mais parmi les sans-papiers et leurs amis l’inquiétude monte. Il semble que l’Office des Etrangers entende « vider » la place avant la loi tant attendue. Les exemples de rafles et d’expulsions se multiplient. On va jusqu’à chercher les enfants dans les écoles.
Les sans-papiers et tous leurs soutiens exigent donc des politiques un engagement simple et concret : le gel des arrestations/expulsions jusqu’à la régularisation.
Les Bourgmestres ont un pouvoir sur la police locale, ils peuvent demander à leur police de ne pas intervenir dans des rafles et de ne pas avertir l’Office des Etrangers lors des contrôles. Ils peuvent concrètement geler les expulsions jusqu’à ce que les Présidents de parti aient tenu leurs promesses.
Pour que la régularisation ne soit pas qu’une promesse électorale de plus, nous demandons un geste concret.
CRER / Coordination pour la regularisation et la libre circulation 
Tel : 0496 40 33 09 / 0473 62 87 33

Premier signataires :

  • PS - Parti Socialiste de Belgique
  • ECOLO - Parti Ecologiste Belge  
  • FGTB-ABVV - Van Daele Daniel - Secrétaire Fédérale
  • LDH - Ligue des Droits de l'Homme - Belgique
  • FGTB Liegé - Huy - Waremme - Thierry BODSON - Secrétaire Régional 
  • MRAX - Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xenophobie - Belgique
  • CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation - Bruxelles
  • MOC - Mouvement Ouvrier Chrétien- Véronique Oruba
  • UDEP - Union pour la defense des Sans Papiers - Mouvement National
  • ATTAC Mons-Borinage - Alexandre Seron
  • DROITS DEVANT - Freddy Bouchez 
  • CLEA, Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association - Luk Vervaet
  • LCR - Ligue Communiste Révolutionnaire
  • PTB- PVDA Parti du Travail de Belgique - Riet Dhont
  • UPJB - Union des Progressistes Juifs de Belgique - Jacques Ravedovitz, président.
  • CRACPE - Collectif de Résistance Aux Centres Pour Etrangers - Liège.
  • Forum Vrij Praten/Comité Tegen Armoede - Stefan Roumen
  • Comité de Soutien Aux Sans Papiers de la Région du Centre - Freddy Bouchez
  • LIGUE DES DROITS DE L'ENFANT - Jean-Pierre COENEN president 
  • Collectif de la région de Verviers pour le soutien des Sans-Papiers et pour le respect du droit d'asile - Marie-Noëlle Leloup
  • LA 5e COUCHE Editions - Xavier Lowenth
  • ACTEURS DE L'OMBRE - Roland Reuter 
  • CENTRE DES CULTURES asbl.- Tatiana De Barelli, Greta Van Vinckenroy, Benoit Marchal
  • PARTI COMMUNISTE - Jean Pierre Michiels
  • COURSE POUR LA PAIX / Vredesloop - Käthe Kollwitz
  • CAC Club Achille Chavée - Martine Godenir
  • COLFEN Collectif femmes en noir contre les centres fermés et les expulsions
  • L'Union des Femmes Libres pour l'Egalité des Droits asbl - Naima Boudida
  • Marie Nagy - Conseillère communale Ecolo à Bruxelles ville
  • AS.E.R.B asbl  Asociacion de Ecuatorianos Residentes en
  • De Ketelpatrouille vzw - Frank Cool
  • Paul-Emile Dupret,juriste au Parlement européen, groupe GUE/NGL
  • Gerkens Muriel - Députée fédérale Ecolo
  • Mont K'i ASBL
  • Jean-Paul Davreux - Oupeye, Belgique
  • BROUHON Jean-Pierre - Ixelles
  • DE VILLAR DILLE, Fransi - Cinéaste - Bruxelles
  • PREVOST - sociologue - Hoeilaert 
  • Marie-Françoise Cordemans - Ixelles
  • Marisol Palomo
  • Natacha Dewitte
  • Nellie EPINAT
  • Jean Pierre Wilmotte - Louvain-la-Neuve
  • Lemaire marc Bruxelles 
  • Legeay Chloé
  • Gérald Hanotiaux
  • Ruben Dominguez - Etterbeek
  • Grevisse Cecile et Legrand Libert
  • Sandra Petrovich artista plástica
  • Buno Colet - Indepéndant Verviers
  • ... !
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Le PS demande un moratoire sur les expulsions des sans-papiers
Le PS a déposé en 2006 une proposition de loi demandant la régularisation des étrangers sur base de critères clairs et précis ainsi que la mise en place d’une Commission permanente de régularisation.
Concrètement, le PS demande la régularisation :
- des étrangers qui ont introduit une demande d’asile ou de regroupement familial depuis plus de 3 ans (en ce compris le recours auprès du Conseil d’Etat) et qui n’ont toujours pas reçu de réponse définitive ;
- des étrangers qui ont développé des attaches sociales durables en Belgique (il y a présomption d’attaches durables lorsqu’ils séjournent dans notre pays depuis plus de 5 ans) ;
- des étrangers qui sont dans l’impossibilité, pour des raisons indépendantes de leur volonté, de retourner dans leur pays d’origine.
Suite à l’appel des associations en ce sens, le PS demande que les expulsions des personnes rentrant dans ces conditions soient suspendues jusqu’à ce que le Parlement fédéral vote leur régularisation.
Il est en effet inhumain et indigne de notre société démocratique que des familles bien intégrées, dont les enfants vont à l’école, soient expulsées alors qu’elles habitent en Belgique depuis de nombreuses années. 
La procédure d’asile a été considérablement réformée en 2006 et est désormais plus rapide. Les demandes d’asile doivent être traitées dans l’année et de nombreux drames humains seront ainsi évités.
En attendant, on estime à environ 100.000 personnes le nombre de sans-papiers actuellement en Belgique. Ignorer leur existence est hypocrite. Pour le PS, l’accord du prochain Gouvernement fédéral doit nécessairement inclure un mécanisme permanent de régularisation sur base de critères objectifs et l’amélioration substantielle de certains aspects de la politique d’immigration (limitation de la durée de détention dans les centres fermés à 2 mois et interdiction de l’enfermement des familles avec mineurs).

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La bourgmestre de "Groen" de Mortsel (Anvers) ne signera plus d'ordre d'expulsions !!
Rébellion contre les expulsions
Mis en ligne le 16/07/2007
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La bourgmestre de Mortsel ne signera plus d'ordre. Guy Verhofstadt ne l'approuve pas.
La bourgmestre de Mortsel, localité située en province d'Anvers, Ingrid Pira (Groen !) a fait fort en déclarant, dans une lettre ouverte adressée au quotidien flamand "De Morgen" et publiée samedi qu'elle n'entendait plus signer d'ordre d'expulsion. Ingrid Pira interpelle dans sa missive le Premier ministre démissionnaire Guy Verhofstadt (Open VLD), lequel a récemment qualifié la stratégie actuelle sur l'immigration d'égoïste et d'inhumaine.
La bourgmestre dit partager cet avis et, liée par un engagement moral, s'estime, à la suite de telles déclarations, dégagée de son obligation de signer et d'envoyer des ordres d'expulsion d'étrangers se trouvant en état d'illégalité sur le territoire belge.
L'action de la bourgmestre de Mortsel ne pose pas immédiatement problème selon l'Office des Etrangers car le service peut signifier lui-même ces ordres d'expulsion ou les faire signifier par la police fédérale. C'est ce qu'a indiqué à la VRT le directeur-général Freddy Rosemont de l'Office des étrangers, en désaccord, on le devine aisément, avec la prise de position de la bourgmestre.
De son côté, le Premier ministre Guy Verhofstadt a estimé que cette dernière confondait, consciemment ou non, la législation sur les demandeurs d'asile avec la problématique de l'immigration.
Immigration légale
Dans un communiqué publié samedi, il a rappelé qu'une législation existe en Belgique et dans les autres pays européens et que cette législation est destinée à empêcher que notre pays accueille tous les pauvres du monde.
Cela dit, M. Verhofstadt continue à considérer que, s'agissant de l'immigration en général, les politiques européenne et américaine sont égoïstes et inhumaines.
Il plaide pour sa part en faveur de davantage de libéralisme et pour une filière d'immigration légale.
Il voudrait que l'Europe applique un système grâce auquel les personnes étrangères viendraient dans nos contrées pour travailler au développement de notre société. Il s'agira d'insérer légalement ces personnes dans notre marché du travail mais aussi sur les plans culturel et sociétal, écrit-il.
En attendant, il estime que la bourgmestre écologiste doit appliquer la loi laquelle a été approuvée par une large majorité démocratique.
(avec Belga)
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Anciaux appelle les bourgmestres à ne plus signer d'arrêtés d'expulsion !!
Le ministre flamand de la Culture et du Sport, Bert Anciaux, a appelé lundi sur son blog tous les bourgmestres à la désobéissance civile. Il leur demande de ne plus signer d'arrêtés d'expulsion.

M. Anciaux, figure de proue de Spirit, soutient de la sorte l'initiative lancée par la bourgmestre de Morstel, Ingrid Pira (Groen!). La mandataire écologiste a annoncé samedi qu'elle ne signerait plus ce genre d'arrêté, après avoir lu une tribune libre écrite par le premier ministre sortant Guy Verhofstadt et dans laquelle il qualifiait d'inhumaine et égoïste la stratégie actuelle en matière d'immigration. L'intéressé a tenu à préciser le jour même que la bourgmestre confondait la législation sur les demandeurs d'asile et la problématique de l'immigration et l'enjoignait à appliquer la loi approuvée, précisait-il, par une large majorité démocratique.

M. Anciaux a félicité quant à lui Mme Pira. "Ingrid, je suis fier de vous! J'appelle tous les bourgmestres à la désobéissance civile. Les riches immigrants dictent la loi, les pauvres diables doivent dégager. Nous devons mettre un terme à cette situation inhumaine", écrit-il sur son blog. Le ministre veillera de son côté à utiliser toutes les compétences
qui sont les siennes pour donner une chance aux illégaux -jeunes, sportifs, artistes ou enfants- de rester ici. "La tolérance envers ceux qui sont venus tenter leur chance ailleurs peut considérablement s'accroître lorsque les déplacements de populations provoquent tant de dégâts et menacent l'homme ainsi que la nature", a-t-il ajouté.

Le président de l'Union flamande des Villes et Communes a rappelé qu'il revenait au ministre de l'Intérieur de refuser à un étranger l'accès au territoire et de lui donner l'ordre de le quitter. La décision est ensuite communiquée par lettre recommandée ou par les personnes désignées dans un arrêté ministériel de 1995: policiers fédéraux, fonctionnaires de l'Office des étrangers ou encore le bourgmestre ou un fonctionnaire
communal.

"Dans la pratique, l'on recourt au bourgmestre ou aux services communaux parce qu'ils savent en général où réside la personne expulsée. Si Ingrid Pira ne veut pas coopérer, la police fédérale ou l'Office des étrangers peuvent toujours agir", a-t-il souligné. Tant au cabinet du ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, qu'au cabinet du ministre fédéral de l'Intérieur, Patrick Dewael, l'on n'a pas souhaité réagir aux propos de M. Anciaux. "Sottises", a-t-on simplement commenté. (belga)
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Bourgmestres et Office des Etrangers opposés au sujet des immigrés
La désobéissance civile des bourgmestres et le manque de collaboration des pouvoirs locaux concernant les expulsions, est tout à fait inacceptable, a indiqué mardi soir l'Office des Etrangers en réaction à la décision de la bourgmestre de Mortsel Ingrid Pira et certains de ses collègues de ne plus signer d'arrêtés d'expulsion.

"C'est l'Office des Etrangers -et non les bourgmestres et les pouvoirs locaux- qui est compétent pour la politique des étrangers", a fait savoir l'Office des Etrangers dans un communiqué. Il précise que les bourgmestres et les pouvoirs locaux doivent appliquer la loi. Lorsqu'un étranger ne peut plus rester en Belgique, l'Office des Etrangers prend une décision administrative et la personne en question reçoit un ordre de quitter le territoire qui doit être signé par le bourgmestre.

Le week-end dernier, Ingrid Pira (Groen!) a annoncé qu'elle ne signerait plus ce genre d'arrêté, après avoir lu une tribune libre écrite par le premier ministre sortant Guy Verhofstadt et dans laquelle il qualifiait d'inhumaine et égoïste la stratégie actuelle en matière d'immigration. Les bourgmestres de Zwijndrecht, Gand, Roulers et Courtrai ont alors suivi son exemple.
(belga)



C.R.E.R. – Bruxelles : INFO  -  http://regularisation.canalblog.com/
Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33

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14/09/2007

Angelica

RASSEMBLEMENT POUR SOUTENIR ANGELICA ET SA MAMAN
Mardi 18 septembre à 9h00 du matin
en face du palais de justice de Bruxelles 
Pour Angelica et sa maman la fin du calvaire n'est donc pas encore arrivée. Ce 18 septembre à 9h du matin elles devront passer devant un juge qui décidera de leur sort. Voici pourquoi il est nécessaire que la solidarité que nous avons démontrée lors des vacances d'été se donne rendez-vous à nouveau, pour cette petite fille Equatorienne, sa maman mais surtout pour toutes les petites Angelica et leurs parents enfermés illégalement dans les prisons pour étrangers.
Le visage de cette petite fille de 11 ans a fait le tour du monde et avec elle la triste réalité de tous les enfants et leurs parents qui vivent en Belgique les injustices de l'exploitation, parce que sans couverture sociale, sans aucun droit, SANS PAPIERS.
D'après les dirigeants belges ceci ne s'améliorera pas : de plus en plus de moyens étant choisis pour continuer la chasse aux indésirables.
Des enfants en prison ?
En Belgique une catégorie de la population est considérée par la loi comme indésirable, une sorte de criminels dangereux à chasser et enfermer, enfants y compris.
Depuis seulement deux ans le nombre d'enfants enfermés dans la prison pour étrangers s'est multiplié par << cinq >> et si l'inhumaine situation de la petite Angelica a servi à prendre conscience de cette réalité honteuse, nos décideurs politiques n'ont pas été plus émus que ça.
Cette petite fille et sa maman ont subi, et ce jusqu'à la dernière minute, toutes les violences physiques et psychologiques pratiquées lors d'une expulsion forcée, sans aucune considération de genre, d'âge ou de sexe.
Les enfants sans papiers vivent l'exploitation de leur condition sociale de manière plus violente et agressive. Et bien qu'ils aient le droit à la scolarité, celle-ci ne leur donne pas le droit à un diplôme ou une reconnaissance officielle au terme de leur parcours scolaire ; une fois celui-ci terminé, ils peuvent être expulsés vers leur pays d'origine.
Ceci même si des dizaines d'années se sont écoulées depuis leur arrivée en Belgique, sans parler des attaches culturelles et sociales créées grâce à leur fragile séjour.
Ces enfants sont littéralement << chassés >> quand un de leurs parents sans papiers est arrêté, l'objectif du ministère de l'intérieur est d'enfermer toute la famille afin de réussir l'expulsion collective.
En janvier 2007, une plainte pénale a été déposée pour libérer les enfants de ces prisons pour étrangers, victimes de traitements inhumains et de détention arbitraire. Mais la justice pénale est lente.
Une action civile en référé (soit en urgence) pour faire interdiction à la Belgique d'emprisonner les enfants, a été intentée par les associations de défense des droits de l'Homme, mais le Tribunal a considéré que les organisations plaignantes n'avaient "intérêt à agir" et ne pouvaient donc pas se présenter comme partie dans cette affaire.
La question qui se pose, si les organisations de défense des droits de l'Homme ne sont pas habilitées pour défendre des enfants en danger, qui doit faire respecter les condamnations de la Cour Européenne des Droits de l'Homme et demander de libérer ces enfants ???

En attendant des centaines de personnes sont arrêtées, enfermées et expulsées  illégalement par le gouvernement belge sans que les dirigeants politiques ne s'en inquiètent.
Nous appelons tous, citoyens, associations, ONG, les personnes sans papiers à continuer le combat contre ses injustices face à des familles et enfants fragilisés et à exiger que Angelica et sa maman, que toutes les familles installés chez nous, puissent continuer à vivre dans le pays qu'ils ont choisis.
Contact :
CRER - Coordination pour la regularisation et la libre circulation
Oscar Flores 0496 40 33 09

15:51 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/09/2007

VOTTEM : samedi 8/9/07 à 16 h...

Bonjour,
Encore une fois une famille déchirée par l'Office des Etrangers!
Lisez le texte ci-dessous et rejoignez nous ce samedi 8 septembre à 16 heures autour des grilles de Vottem pour affirmer notre solidarité et  exiger la libération de Monsieur Mvumbi!
Merci d'avance pour votre présence si possible,
pour le CRACPE, France Arets

RASSEMBLEMENT POUR LA LIBERATION D’UN PERE DE FAMILLE
Monsieur Mvumbi Papsy, originaire du Congo, réside en Belgique depuis 1997. Il vivait avec sa compagne et ses deux enfants, de 7 ans et 4 mois, tous deux nés en Belgique. Sa compagne est régularisée depuis 2005 et il a reconnu ses 2 enfants, également régularisés. Sa compagne a un autre enfant de nationalité belge.
Il a fait une demande d’asile à son arrivée en Belgique qui a été déclarée recevable, puis rejetée en 2001.
Monsieur Mvumbi a introduit deux demandes d’autorisation de séjour sur base de l’art. 9.3 de la loi du 15 décembre 1980 en 2002, puis en 2005 suite à la régularisation de sa compagne. Ces demandes ont  été déclarées irrecevables en 2004, puis en 2007.
En juillet 2007 l’Office des étrangers a notifié à Monsieur Mvumbi un ordre de quitter le territoire avec décision de privation de liberté et l’a enfermé au centre fermé de Vottem en vue d’une expulsion.
Son avocat a fait une demande de mise en liberté le 13/08/2007 devant la chambre du conseil, refusée. Il a fait appel à cette décision en chambre de mise en accusation : rejeté.
L’avocat a introduit devant le Conseil du contentieux des étrangers une demande de suspension et un recours en annulation à l’encontre de la décision d’irrecevabilité (art.9.3) le 12 juin 2007, argumentant du droit au respect de la vie privée et de la vie familiale (art 22 de la constitution et art.8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales)
Le Conseil a rejeté cette demande, en considérant que la vie familiale de Monsieur Mvumbi, non contestée par l'Office des étrangers, ne constituait pas une circonstance exceptionnelle puisque la décision d'irrecevabilité ne lui imposait qu'une séparation temporaire d'avec sa famille. Monsieur Mvumbi serait en outre le seul responsable de cette situation puisqu'il aurait tissé ses relations familiales en situation irrégulière, ce qui est inexact.
Le Conseil estime que Monsieur Mvumbi doit retourner dans son pays pour y faire sa demande de séjour et que sa famille pourra l'y rejoindre.
Il est clair qu’une demande de séjour dans le pays d’origine prendra beaucoup de temps (le délai moyen de traitement d'une telle demande est de 2 ans) et que la famille est incapable de se payer des voyages réguliers pour essayer de préserver la vie familiale.  De plus, il est illusoire de penser que les enfants pourront suivre une scolarité normale au Congo.
L’Office des Etrangers a choisi volontairement d’essayer d’expulser ce père de famille et séparer les enfants de leur père.
L’avocat introduit une procédure d’annulation de l’ordre de quitter le territoire et prépare un recours en cassation administrative contre l'arrêt du Conseil du contentieux des étrangers. Ces deux procédures ne sont pas suspensives d’une expulsion.  Monsieur Mvumbi peut être expulsé à tout moment.
Pourquoi compliquer la vie d’une famille quand on peut faire simple ?
Pourquoi s’acharner à enlever un papa à ses enfants ??
Nous appelons à

Un Rassemblement devant le centre fermé de Vottem avec le CRACPE

  samedi 8 septembre à 16 heures
Un Rassemblement devant l’Office des étrangers (bd Albert 2)avec le CLSP et la CRER
 mercredi 12 septembre à 15 h
Pour exiger la libération de ce père de famille.
Nous n’acceptons pas que des familles soient séparées et que des enfants soient otages de la politique arbitraire de notre Office Des Etrangers
Pour le CRACPE : www.cracpe.tk   Pour la CRER :  coordsanspapiersbxl@yahoo.fr ; http://regularisation.canalblog.com/ Contact : 0473 62 87 33

19:36 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/08/2007

Avant-goût d'orange BLEUE

Le récit qui suit nous vient de nos amis de France, de cette France qui a installé un des amis de Dewael et Reynders au pouvoir...

Les passagers d'un vol d'Air France à destination de Lomé ont réussi à
éviter l'expulsion de deux sans-papiers jeudi. Témoignage.
Deux sans-papiers qui devaient être expulsés vers Lomé, au Togo, ont obtenu
un répit grâce à la solidarité d'une partie des passagers du vol d'Air
France. Ces procédures d'expulsion, en voie de banalisation, devient vite
insupportable, inacceptable lorsque on se retrouve embarqué dans cette
galère peu reluisante. C'était mon cas, et voici mon témoignage.

Aéroport Charles de Gaulle, terminal 2C. Vol AF848 en partance pour Lomé,
13h20 le jeudi 16 août. Pour une fois il fait beau à Paris, et là où l'on va
le soleil nous attend, vacances! Ce vol d'Air France à destination du Togo
est quasiment complet, beaucoup d'entre nous profitent de l'été pour rendre
visite à la famille.

Mais lorsqu'on monte dans l'avion, notre humeur de vacanciers est vite
plombée: place à la violence policière propre à la politique menée depuis
quelques années par le ministère français de l'Intérieur en matière de
reconduite à la frontière des sans-papiers. Car pour tous ceux qui sont
placés à l'arrière de l'appareil, après le sourire des hôtesses, ce sont des
cris sourds, des grognements qui nous accueillent. Des plaintes qui
proviennent des dernières rangées du milieu.

Très vite, les protestations fusent

Je distingue le visage d'une jeune femme noire, visiblement entravée, en
souffrance. Elle est entourée de deux hommes costauds, debout autour de son
siège, ils essaient de la maintenir en position assise, ils portent des
gants comme pour se protéger. Ce sont des policiers en civil. Chair de
poule. Me voilà en état de choc, non pas dans un mauvais scénario mais dans
la réalité -hélas en voie de banalisation- d'une expulsion forcée.
La colère monte en moi, mais il faut parer au plus pressé: expliquer à mon
enfant âgé de 5 ans ce qui se passe. Devant nous, une petite fille pleure
déjà. Autour, l'énervement le dispute à l'incrédulité. Très vite, les
protestations fusent. "Pas question de supporter ces cris pendant six heures
de vol", en écho: on a payé assez cher pour voyager sur Air France, on veut
un vol dans des conditions normales. Considérations sanitaires d'un passager
âgé de plus de 50 ans: "Je suis cardiaque, je ne veux pas risquer un
accident cardiovasculaire."

Les langues se délient. En mina de préférence. Dans ce patois parlé à Lomé
(dérivé de la langue ewé) les hommes s'interpellent et le ton monte. Et il n'y
a pas que des réactions de "clients de la compagnie Air France", mais aussi
tout simplement de l'indignation. Nous voilà complices par la force d'une
politique et d'une procédure d'expulsion que la plupart d'entre nous
réprouvent.

Un policier passe pour faire un peu de "com". Plutôt sympa, il nous explique
la situation: "Cet homme et cette femme a priori originaire de République
démocratique du Congo sont arrivés avec de faux papiers, ils sont là depuis
douze jours, alors on est obligé de les ramener par la compagnie sur
laquelle ils sont entrés en France et dans le pays d'où ils sont partis."

"Si vous ne leur donnez pas de papiers ils sont bien obligés d'en acheter
des faux", rétorque mon voisin, goguenard. Les échanges sont encore polis et
le rire qui ponctue les commentaires faits en français ou en mina trompe
peut-être le "gentil" policier venu calmer le jeu. En fait, la tension
monte.
Un couple part négocier avec le commandant de bord

Dans le fond, les geignements continuent, une passagère psychologue parle
doucement à la jeune femme pour la calmer mais elle explique qu'elle veut
rester en France à tout prix, pas question pour elle de retourner en RDC.
Son compagnon d'infortune a ses habits déchirés. Leur rébellion a contaminé
l'ensemble des voyageurs installés à proximité.

Deux enfants voyageant seuls, à deux pas des deux malheureux, sont en
larmes. Pères ou mères s'insurgent. Le personnel naviguant est visiblement
de plus en plus en difficulté pour gérer la situation. Bien avant que la
colère ne gronde, des passagers ont entrepris une démarche discrète. M. et
F., un couple franco togolais qui rentre chaque année au pays, sont allés
voir le commandant de bord, pour exiger qu'il fasse débarquer ces passagers
"malgré eux". Lui seul a le pouvoir de débloquer la situation.

Quand il arrive enfin pour constater de visu une ambiance survoltée, les
passagers sont partagés entre le soulagement d'avoir un nouvel interlocuteur
de poids, et l'exaspération face à des policiers bien décidés à mener leur
mission jusqu'au bout. "Vous verrez, quand on aura décollé, ils vont se
calmer, on a l'habitude", proclame l'un d'entre eux. Comme si nous avions
envie de nous "habituer" à l'inacceptable!
La patrie des droits de l'homme en prend un coup dans les propos tenus par
les plus remontés. Un jeune homme s'énerve. Son aîné demande du champagne
pour tout le monde! Rires à nouveau. Un passager utilise son portable pour
prendre des photos. Un autre prend à partie une policière noire de peau:
"Comment pouvez vous infliger ce traitement à vos frères?"

L'échange est poli mais tendu. "Je ne suis pas raciste", répond-elle. "Je ne
vous ai pas accusé de racisme", rétorque le passage. Enfin la décision du
seul maître à bord, le commandant, tombe: les sans-papiers sont débarqués. L'opération
d'expulsion par la force est annulée. Vague d'applaudissements. On a réussi!

La PAF monte à bord, et débarque quatre passagers

Réussi quoi, au fait? Les deux expulsables seront sans doute acheminés sur
un autre vol. A moins que ce répit ne leur offre une nouvelle chance. On a
réussi au moins à prouver que la protestation, ça marche. Une mauvaise joie
qui devient vite amère, car la PAF (police de l'air et des frontières en
habit) est appelée en renfort. Douze à quinze agents montent à bord.
Démonstration de force à l'égard des vilains passagers solidaires. Quatre d'entre
nous sont débarqués: le voisin immédiat des sans papiers -dont le seul tort
est de ne pas avoir supporter l'insupportable imposé par l'attribution des
places au moment de l'embarquement-, le photographe, celui qui a pris à
partie la jeune policière noire, ainsi que le jeune homme le plus énervé.

Pour eux, il y a un prix à payer: garde à vue assurée, poursuites
judiciaires éventuelles pour "trouble à l'ordre public" ou "outrage à agent
de la force publique", difficulté à conserver des papiers s'ils n'ont pas la
nationalité française, et une perte sèche pour le voyage: leur billet est
définitivement perdu, "ils risquent même d'être classés indésirables sur les
vols d'Air France", explique le commandant.
Constant dans sa volonté d'apaisement, il revient nous voir après le
décollage pour expliquer la position d'Air France, -de fait réquisitionné
par le ministère de l'Intérieur-, ses devoirs en tant que commandant de
bord, et bien sûr son devoir de réserve sur ses positions personnelles!
Commentaire moins politiquement correct de l'un des membres de l'équipage:
depuis la présidentielle, les mesures de rétorsion à l'égard des passagers
solidaires des expulsés sont de plus en plus courantes.

Révoltés par la procédure d'expulsion, écoeurés par le sort réservé à quatre
d'entre nous (dont nous ne connaissons même pas les noms!), nous décidons de
ne pas en rester là. Un projet de lettre ouverte à Air France circule,
rendez-vous est pris à Lomé pour finaliser le texte. Etonnamment, plusieurs
membres de l'équipage nous encouragent: "Faites le savoir, nous ne pouvons
rien dire, mais franchement, on n'en peut plus." Des propos livrés bien sûr
sous couvert d'anonymat.

Domyovo

09:17 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/08/2007

Fatimatou est libre !

La jeune guinéenne pour laquelle nos collectifs ont organisé une manifestation mercredi devant l'Office des Etrangers à Bruxelles et une autre ce vendredi matin devant le Palais de Justice de Liège, a été libérée en fin d'après-midi, nous vous présentons ci-dessous quelques photos de la manifestation du CRACPE de ce matin à Liège :

Cliquez sur les diapos pour les voir en + grand :

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21:22 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/08/2007

Soutien Fatimata

Lu sur Belga :

Une quarantaine de personnes ont manifesté ce mercredi après-midi devant le siège de l'Office des étrangers pour réclamer une régularisation de tous les sans-papiers en Belgique. Ils ont notamment attiré l'attention sur le cas d'une jeune Guinéenne, détenue depuis un mois au centre fermé 127bis dans l'attente d'une expulsion. Des organisations de défense des sans-papiers manifestent régulièrement devant l'Office des étrangers.

"Si nous sommes là, c'est parce qu'il y a toujours des milliers de personnes sans-papiers en Belgique qui veulent vivre dignement. Ils veulent le droit au logement, au travail et à la santé", a souligné Oscar Flores, porte-parole du CRER, la Coordination contre les rafles, les expulsions et pour la régularisation à l'origine de la manifestation. Les militants ont notamment réclamé la libération d'une Guinéenne de 22 ans, qui souhaite rester anonyme, en voie d'expulsion. Arrivée il y a trois ans en Belgique pour fuir un mariage forcé, elle s'est mariée à Liège il y a six mois. L'Office des étrangers a dit que c'était un mariage blanc et veut l'expulser, affirme M. Flores.

"Quand une femme demande une protection contre des discriminations sexuelles ou des violences sexuelles qui sont autorisées dans son pays mais interdites en Belgique, elle ne l'obtient généralement pas", dénonce Fanny Filosof, membre du Colfen. Ce collectif féministe bruxellois, créé après la mort de Semira Adamu, apporte une aide à des femmes en détresse. (belga)

Rendez-vous ce vendredi 10 août à 8 h 45 devant le Palais de Justice de Liège pour soutenir Fatimata.

02:07 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2007

CAMP DE CONCENTRATION PRIVATISE !

Révolte au centre de rétention pour immigrés et demandeurs d'asile de Campsfield House (Oxfordshire) : 14 évadés

sw


AUTEUR:   The Independent
Traduit par  Fausto Giudice

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3529&lg=fr
sélectionné par M.M. & D http://groups.google.be/group/medias-mensonges-desinforma...


Après la révolte/évasion du centre de rétention de Bari en Italie, le 29 juillet dernier, une nouvelle révolte a éclaté dans un autre camp de concentration européen pour immigrés indésirables, cette fois-ci au cOEur de la campagne anglaise, à Campsfield House. Cette révolte n'est pas la première, ni la dernière. Voici ce que rapporte le quotidien The Independent

222



La police recherche les 14 évadés du centre d'immigration (sic)

Des policiers accompagnés de chiens et appuyés par un hélicoptère recherchaient encore la nuit dernière les 14 détenus échappés d'un centre d'immigration sujet à des troubles dans l'Oxfordshire.

Des policiers en tenues de combat avaient été envoyés au centre de Campsfield House après qu'un feu avait éclaté près de réservoirs de gaz propane à côté des cuisines samedi. Dans la foulée, 26 détenus se sont évadés mais 12 ont été repris.

Les tensions dues aux conditions étaient montées tout au long de la semaine dernière. Les détenus avaient mené une grève de la faim d'une journée et avaient refusé à deux reprises de rentrer dans leurs chambres pour la nuit. Les problèmes n'ont fait que s'accroître depuis que Campsfield a commencé à héberger des détenus étrangers en instance d'expulsion, mêlés à des demandeurs d'asile en attente d'examen de leur demande.

Un détenu a raconté que des détenus échappés du bâtiment principal étaient parvenus à forcer la clôture : << Certains d'entre eux ont allumé un feu près des réservoirs de gaz pour faire diversion. L'alarme a sonné et rapidement on nous a faits sortir, les gens se sont mis à escalader la clôture et à forcer le portail. Les gardiens ont été pris au dépourvu ; ils ne savaient pas quoi faire. >>

Le Superintendant Robin Rickard, de la police de la Vallée de la Tamise a déclaré: "J'appelle le public à nous contacter immédiatement s'ils voient quelqu'un dont ils pourraient croire qu'il s'agit d'un des individus concernés
Damian Green, le ministre de l'Immigration du cabinet de l'ombre (opposition conservatrice) a déclaré: "Ceci est une conséquence inévitable du fait que le gouvernement remplit les centres de détention d'immigrés de prisonniers étrangers qu'il n'a pas réussi à expulser. Tant que le gouvernement n'aura pas maîtrisé le problème du surpeuplement des prisons, les problèmes continueront à déborder et à causer des tensions dangereuses dans les centres de détention pour immigrés"
Après un incendie et une émeute à Campsfield en mars dernier, au cours desquels plusieurs gardiens et détenus ont été blessés, un rapport du ministère de l'Intérieur (Home Office) avait conclu que le surpeuplement, les conditions matérielles lamentables et les retards bureaucratiques pourraient mener à de nouvelles émeutes dans ces centres. Il mettait aussi en garde contre le danger que des détenus étrangers soient tentés de participer à de tels troubles car, menacés d'expulsion, ils considèrent qu'ils ont peu de choses à perdre.

Campsfield, un ancien établissement pour jeunes délinquants, a connu de nombreuses protestations de détenus grimpés sur les toits, émeutes et grèves de la faim depuis qu'il  a été converti en centre de détention pour immigrés en   1993.
Il s'agit du seul des 10 centres de détention britanniques pour immigrés à être géré par l'entreprise US Global Expertise in Outsourcing (GEO*). La même entreprise a aussi un contrat de gestion d'un "centre d'opérations pour migrants" au camp de détention US de Guantanamo Bay. GEO se définit comme "leader mondial dans la gestion privatisée d'établissements carcéraux".

Mais ceux qui font campagne contre Campsfield disent que les conditions s'y sont détériorées depuis que GEO a pris le relais, et ont averti que le soulèvement de ce week-end ne serait sûrement pas le dernier.
Bob Hughes, de la Campagne "Fermez Campsfield" a dit : "Depuis que GEO est arrivé, on a vu une forte réduction des périodes pendant lesquelles les détenus peuvent être ensemble, et une détérioration aussi bien dans la nourriture que dans les soins médicaux. >>

Construit pour héberger  196 prisonniers, le centre est Presque toujours au maximum de sa capacité, et l'on rapporte que 3 ou 4 détenus partagent une cellule prévue pour un seul détenu.

Un détenu a dit: "Nous sommes trois dans ma cellule, sans ventilation. On cuit là-dedans. En prison, au moins, on sait quand on sortira ; ici on ne sait pas quel sort nous attend."
Donna Covey, directrice exécutive du Conseil des réfugiés a déclaré: "Les rapports continuent d'affluer sur l'horreur à Campsfield et dans les autres centres de détention : ce n'est donc pas surprenant que ces gens - qui sont souvent détenus pour de longues périodes - cherchent désespérément à s'évader. >>


Qu'est-ce que Campsfield et pourquoi faut-il le fermer ?

Par Campaign to Close Campsfield

Campsfield House est un Centre de détention pour immigrés situé à Kidlington, à 10 km d'Oxford ; C'est une prison gérée par le groupe privé Group 4, sous la supervision d'officiers d'immigration du ministère de l'Intérieur. Après avoir été un centre de détention juvénile, il a réouvert en novembre 1993 comme Centre de détention pour immigrés.  Le conseil paroissial local y était opposé, mais le ministère de l'Intérieur est passé outre. Il y a 200 détenus à Campsfield House. La plupart sont des réfugiés politiques fuyant le danger, la torture et même la mort de pays comme le Nigeria, l'Algérie, le Ghana, la Turquie, l'inde et le Congo. Ils sont retenus sans inculpation, sans limite de temps, sans raisons clairement énoncées, et sans accès réel à une représentation juridique.  Amnesty International indique qu'il y a là des violations des droits humains reconnues au niveau international. L'ancien Inspecteur en chef de l'Inspection des prisons de SM, le Juge Stephen Tumim et la Fondation médicale pour les soins aux victimes de torture ont condamné les conditions à  Campsfield House.

Les détenus à Campsfield "House" sont enfermés derrière une clôture surmontée de barbelés haute de six mètres. Le centre est sous surveillance vidéo et les parents et amis en visite doivent passer cinq contrôles à travers des portes télécommandées. Il y a un système envahissant d'annonces par haut-parleurs qui retentissent partout, y compris dans les cellules où es détenus dormant.  Campsfield House est en fait une prison de haute sécurité.

 

*GEO

Le groupe GEO, dont le siège social est à Boca Raton en Floride, est le résultat de la fusion entre une filiale de la Wackenhut Corporation et du groupe danois Group 4. Dirigé par George Zoley et Wayne Calabrese,  il gère aujourd'hui 52 prisons aux USA, 6 en Australie et 1 en Afrique de Sud (KUTAMA SINTHUMULE, dans la Province du Nord), soit en tout 49 000 détenus, pour un chiffre d'affaire annuel de 612 millions de $ et avec 10 000 employés. Campsfield House est la seule prison gérée par le groupe en Grande-Bretagne. On ne peut pas dire que ça soit un succès...(NdT)

Source : http://news.independent.co.uk/uk/crime/article2838657.ece

Article original publié le 6 août 2007

Sur l'auteur

Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner l'auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3529&lg=fr


23:26 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

URGENCE !

Bonjour,
Le CRACPE vous invite à soutenir cette mobilisation en faveur du droit d'asile, en particulier pour les femmes victimes de violences sexistes.
L'enjeu est important!
Deux rendez-vous sont fixés (voir ci-dessous). Pour ceux qui peuvent se libérer et aller à Bruxelles ce mercredi, le train est à 13H58 et l'Office des Etrangers tout  à côté de la gare du Nord. Le deuxième rendez-vous est à Liège  vendredi devant le Palais de Justice à 8H45 avant que ce dossier soit traité au tribunal. Donc même si vous disposez de très peu de temps, ce serait bien d'être nombreux à 8H45 précises!
Merci de faire suivre, et déjà pour votre présence si possible...
France Arets (CRACPE)
 
 
COMMUNIQUE
 
 
Rappel de sinistre mémoire : l’assassinat de Sémira Adamu,  il y aura 9 ans ce 23 septembre 
 
Deux rassemblements sont organisés suite à l’enfermement en centre fermé depuis 2 mois d’une femme guinéenne qui a fui un mariage forcé.
Elle nous a fait savoir qu’elle ne voulait pas de rassemblement en sa faveur, ni de médiatisation de sa situation.
 
Nous maintenons  ces rassemblements  pour relancer le débat sur
 
Le Droit d’asile et les violences à l’encontre des femmes
 
La situation à risque d’expulsion de cette jeune femme est emblématique : en effet,  elle  concerne de nombreuses femmes venues chercher asile en Belgique/Europe pour échapper à l’oppression et aux violences sexuelles légales ou tolérées dans leur pays d’origine et celles commises à leur encontre dans les pays en guerre. 
 
Nous affirmons que tout renvoi dans leur pays d’origine des femmes qui tentent d’y échapper, d’autant plus que nous connaissons le sort qui les attend en cas de retour, est en infraction avec la Convention de Genève (appartenance à un certain groupe social) et les lois belges (qui les interdisent). 
 
.Nous exigeons que les violences faites aux femmes soient reconnues et ouvrent le droit à l’asile.
 

RASSEMBLEMENT

DEVANT L’OFFICE DES ETRANGERS
A BRUXELLES
CE MERCREDI 8 AOUT à 15 h.
Bd Albert 2 1000 Bruxelles
 
 
RASSEMBLEMENT
DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE DE LIEGE

CE VENDREDI 10 AOUT à 8 H 45

 
 
 
CRACPE : cracpe@skynet.be  -  http://cracpe3.skynetblogs.be
C.R.E.R.   http://regularisation.canalblog.com/  -  coordsanspapiersbxl@yahoo.fr
C.S.P.L. (Collectif de sans papiers en lutte)  -  0474 50 36  55
COLFEN (Collectif des femmes en noir contre les expulsions)
 
 
Contact : 0473 62 87 33

 

22:27 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/07/2007

21 juillet 2007

Bonjour,
Vous avez sans doute déjà pris connaissance de cet appel (ci-dessous avec la lettre de la petite Angelica publiée dans Le Soir) à manifester ce samedi 21 juillet à 12 H devant le centre 127 bis. Le CRACPE s'y associe, et vous invite à y participer , si vous êtes disponible: départ collectif  de Liège en voiture, rendez-vous ce samedi à 10H45 devant l'entrée du parking des Guillemins, rue du Plan Incliné . Pas de présence donc à  Vottem ce samedi.
 
A bientôt, pour le CRACPE, France Arets 
 
Appel du 21 juillet à un état de droit
 
Ceci est un Appel à l'aide, adressé à la Belgique par Angelica Loja Cajamarca, fillette de 11 ans, détenue au centre fermé 127 bis avec sa mère et menacée d'expulsion.
 
Moi, Angelica Loja Cajamarca, de 11ans, je suis en 5eme année.
Le motif de faire cette carte c'est parce que je veux exprimer le mal que je suis en train de passer mes vacances enfermées.
Je comprends pas pourquoi on me laisse pas sortir dans la rue pour jouer avec mes amis.
Je suis très triste, déjà que le samedi 30 (juin) quand j'allais prendre le bus, le 116 pour Dilbeek, la police nous a demandé des papiers, après ils nous ont contrôlés.
J'avais très peur, j'étais nerveuse parce que la police nous a dit de rentrer dans la voiture, après ils nous avait déclare ( ?), après ils nous ont fait rentrer dans une chambre qui était toute noire et horrible, sans fenêtre, maman elle était très nerveuse. Elle pleurait beaucoup parce que elle voulait sortir, elle avait peur de que la police nous nous ramènent en Equateur et moi j'avais très peur.
Je me sentais mal, je veux voir ma famille parce que en équateur j'ai pas de famille,
Ma famille que j'ai ils sont à Bruxelles
et si je vais en Equateur je dois travailler pour aider maman,
et moi je veux être quelqu'un dans la vie.
Je sais que vous allez me sortir de là avec maman en liberté,
J'ai très peur que on me ramène en Equateur.
Aidez moi s'il vous plait, moi j'ai des amis à l'école,
et mon papa c'est le seul papa que j'ai dans la vie.
Ne me laissez pas sans papa.
Ce matin quand je me suis réveillée, je suis malade, j'ai la fièvre, j'ai mal à la tête, merci de votre compréhension.
 
Angelica
 
(Cette lettre a été remise à l'Udep de Bruxelles hier soir. Nous avons respecté la ponctuation et la grammaire d'Angelica et y avons corrigé l'orthographe).
 
Rassemblement devant le centre fermé
127 bis de Steenokkerzeel
CE SAMEDI 21 JUILLET à 12h
Jozef Goorislaan, 80, Steenokkerzeel
 Train gare du Midi 11h33/ Nord 11h42 / direction Leuven – arrêt gare de Nossegem
 
Depuis ce dimanche 15 juillet, une grève de la faim a été entamée au centre fermé 127 bis. Dimanche les personnes enfermés ( il y avait là plusieurs familles, dont des enfants en bas âge) nous criaient de derrière leur barreaux « nous ne sommes pas des criminels, pourquoi on nous traite comme des criminels ? ». Les Belges présents leur répondaient ; « Nous savons que vous n'êtes pas des criminels et nous ne comprenons pas non plus pourquoi notre pays vous enferme ! ».
 
Les grévistes réclament seulement l'application légitime de leurs droits (droit à un traitement digne, droit à une défense valable). Nous vous appelons à nous rejoindre devant le centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel pour soutenir Angelica et les personnes en grève de la faim, ce samedi 21 juillet à midi, jour de fête nationale en Belgique pour demander que notre Belgique soit un état de droit et que disparaisse de notre pays ces zones de non-droit que sont les centres fermés.
 
Notre serons ce 21 juillet, les témoins de l'indignation face au traitement inhumain et dégradant réservé aux migrants en Belgique, en disant simplement à Angelica et à ses compagnons de détention :
«  je ne comprends pas pourquoi mon pays enferme et traite de la sorte des personnes qui n'ont commis aucun crime ».
 
Nous demandons la mise en place d'un moratoire sur l'enfermement et les expulsions des personnes sans papiers, jusqu'à la mise en place dans le futur gouvernement, d'une procédure de régularisation juste, avec des critères clairs et permanents, qui permettent de sortir de l'arbitraire actuel et de l'inhumanité avec laquelle sont traités les migrants en Belgique.
 
Nous vous invitons à manifester votre appui en adressant cette demande à Monsieur Yves Leterme nommé formateur.
Y. Leterme - Fax: 057/20 08 14 E-mail: yves@cdenv.be, info@cdenv.be
 
 
Signataires :
- L'UDEP Bruxelles ( Union pour la défense des personnes sans papiers)
-         Maître Selma Benkhelifa avocate.
-         Alexis Deswaef, avocat au Cabinet d'Avocats du Quartier des Libertés
- Kinderen Zonder Papieren ( collectif de soutien aux enfants sans papiers, Flandre)
- L'Assemblée des Voisins et Voisines.
- Frères de Sans (collectif  de fraternité avec les personnes sans papiers).
- Ligue des droits de l'enfant.
 
 
 
NB ; - L'original de la lettre d'Angelica a été remise à son avocat, MaîtreValentin Henkinbrant. (02/215 26 26)
- Angelica Loja Cajamarca et sa mère se trouvent depuis 4 ans en Belgique et vivent à Saint-Josse où Angelica va à l'école. Son petit frère et sa grande soeur se trouvent en Belgique.
 

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02/07/2007

7 juillet - Repas du CRACPE

Voila, le menu c'est du poulet Yassa, c'est Sénégalais avec du citron, servi avec du riz et des légumes de saison (en Belgique), apéro compris pour 10 euros et le dessert c'est du tiramisu et café pour 2 euros... 
C'est à la Casa Nicaragua, rue Pierreuse, 23 à Liège dès 19 heures.
On réserve chez France Arets au mail cracpe@skynet.be  

22:45 Écrit par Chevaljak dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/06/2007

Le lien sur le quel il faut cliquer !

http://www.cire.irisnet.be/ressources/sensibilisation/vid...

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24/06/2007

Le CRACPE à LîDjibouti

CRACPENotre collectif avait installé un stand aux "5 Heures de LîDjibouti" ce samedi 23 juin 2007, allez donc voir les images de cette fête très réussie sur le blog de l'association :

http://lidjibouti.skynetblogs.be vous pouvez aussi aller voir leur forum : http://lidjibouti.aceboard.fr

23:22 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/06/2007

Photos de la manif d'hier à BXL

Nous étions 8.000 à l'appel des deux grands syndicats FGTB et CSC à Bruxelles à manifester pour la régularisation des sans papiers, ci-dessous une belle série de photos à cliquer pour les agrandir, ces photos sont du webmestre du blog, libres de droits, n'hésitez pas à vous en servir, à les reproduire.

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19:36 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/06/2007

MANIF DIMANCHE A BXL !

rappel: dimanche 17 juin, manifestation nationale à Bruxelles pour la régularisation des sans papiers ( départ 14H30, Bruxelles Midi).
Nous devons nous  mobiliser TRES NOMBREUX ! Les résultats des élections doivent nous inciter à nous mobiliser plus massivement encore puisque nous savons que le MR et le VLD, futurs membres de la prochaine coalition gouvernementale sans doute sont  totalement opposés à une commission permanente de régularisation et à des critères clairs, privilégiant la régularisation parcimonieuse au cas par cas...  les partis qui ont pris des engagements favorables à nos revendications ne doivent absolument pas les lâcher, au sein d'un gouvernement ou dans l'opposition... et cela dépend beaucoup de la force de nos mobilisations!
Il y a encore des tracts et affiches  disponibles avec version liégeoise indiquant les coordonnées pour les départs au Carlo Levi rue Saint-Léonard ainsi que sur demande à l'UDEP  (tél. ci-dessous)
 
Modalités pratiques.
Départs de Liège, un départ collectif   gratuit en train est organisé : rendez- vous dès 12 heures aux Guillemins, où les tickets gratuits seront distribués (payés par les deux organisations syndicales).
 
Inscriptions pour ce départ collectif: cracpe par mail, cracpe@skynet.be ; par téléphone UDEP 0487 13 11 54, FGTB 04 221 97 34,  CSC 04 340 42 16.
 
Nous insistons sur l'inscription car un maximum de tickets seront achetés vendredi. Il faut que l'estimation soit correcte, car il y a accord avec la SNCB pour l'achat à tarif réduit, mais les tickets achetés sont non remboursables! Et que d'autre part si on n'en avait pas assez, ce serait la course aux guichets dimanche...
 
A dimanche, France Arets ( CRACPE et comité de soutien aux sans papiers)

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08/06/2007

Cela s'est passé en Belgique !

DES PARENTS FRAPPES A SANG ET UN ENFANT DE 19 MOIS TRAUMATISE LORS D’UNE TENTATIVE D’EXPULSION !
 
Communique de la CRER, Coordination pour la régularisation et la libre circulation, la LDH, Ligue des droits de l'Homme et du MRAX, Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie
7juin 2007
 
La politique d'immigration belge fait "ENCORE" parler d'elle suite à son acharnement stupide et brutal contre la famille TAHIRI.
 
Malgré un dossier comportant de sérieux arguments en faveur d'une régularisation de cette famille, l'Office des Etrangers essaye de l'expulser à tout prix et les méthodes utilisées sont d'une cruelle violence !!!
 
Lors d’une première tentative d'expulsion, Mr TAHIRI a souffert d'une crise cardiaque et l'éloignement n'a pas eu lieu.
 
Le témoignage reproduit ci-dessous a été recueilli en ligne directe. Par ailleurs, un visiteur de centre fermé (ONG) ainsi qu'un membre de la Ligue des droits de l'Homme se sont rendus auprès de cette famille après la tentative d'expulsion afin de recueillir leur déclaration.
Les personnes rencontrées étaient effectivement dans un état psychologique déplorable. La tristesse et la souffrance étaient perceptibles. Le monsieur avait perdu toute son énergie et son âme. Ils étaient littéralement "cassés".
 
Le matin du 5 juin, pour la deuxième tentative d'expulsion, les services de l’Office des etrangers ont usé de leurs pouvoir de persuasion, pendant toute la nuit du 4 au 5 juin face à la famille. Celle-ci s'est retrouvée enfermée dans une cellule d'isolement du centre 127 bis en compagnie des gardiens du Centre. Ils leur ont parlé et les ont harcelés (« préparés au retour ») pendants de heures, toute la nuit, pour les empêcher de dormir, alors que le vol prévu était à 10h du matin.
 
7 hommes et 6 femmes policiers sont arrivés à 4h30 pour les amener à l'aéroport de Zaventem. A ce moment, la maman a été séparée de son bébé. Les cris et les pleurs de cette femme n'ont pas arrêté les policiers.
Ensuite, à l'aéroport, Monsieur et Madame TAHIRI ont eu droit au traitement particulier lors d'une expulsion décrit par le rapport du célèbre professeur VERMERSCH. Ils ont tout d’abord été attachés de la tête aux pieds ; ensuite, les policiers leur ont porté des coups à différents endroits du corps, sur les côtes, les bras et la tête, laissant de traces chez Mr TAHIRI derrière l'oreille droite, laquelle a saigné, mais ceci n'a pas empêché les policiers de continuer.
 
Selon les descriptions reçues de Madame TAHIRI, les deux personnes ont en plus été insultées par des injures racistes. De plus, des menaces ont été proférées à leur encontre en précisant à Madame que sont enfant serait envoyé ailleurs et perdu à jamais s'ils continuaient à résister.
 
Précisons ici que ce récit coïncide avec de nombreux témoignages que nous avons pu recueillir précédemment lors d'expulsions avec enfants.
 
Pour les amener dans l'avion, les policiers les ont portés à plusieurs, leurs pieds ne touchaient plus terre pendant l'opération. Une fois dans l'avion, l'escorte a tenté de faire taire les deux personnes, encore une fois, par des coups et des techniques de strangulation. Dans le même avion se trouvaient deux autres personnes qui devaient être expulsées et avaient donné leur accord. Cependant, devant cette situation d'extrême violence elles ont commencé à pleurer. Les cris et les pleurs ont attiré l'attention des passagers, qui venaient de monter dans l'avion, ceux ci ont réagi vis-à-vis des policiers et du pilote de l'avion pour demander d'arrêter ces brutalités.
 
Cette réaction citoyenne a permis d’éviter l’expulsion mais pendant le retour au centre, de nouveaux coups ont été portés sur les deux personnes.  Ils ont également reçu des menaces selon lesquelles ils seraient séparés lors de la prochaine expulsion et seraient piqués pour les calmer !!! 
 
La Belgique persiste et signe à traiter par la torture les candidats à l'asile.
 
En soumettant les hommes, les femmes et les enfants à des traitements inhumains et dégradants elle  ne fait que confirmer les fais qui lui ont déjà été reprochés, ainsi que  plusieurs condamnations internationales de l'Etat belge pour ces violations des droits de l'Homme en témoignent.
 
Un suivi de l’affaire est actuellement en cours afin de vérifier les faits et prendre des mesures appropriées.
 
 
La CRER, la LDH et le MRAX demandent :
 
  • Que les pratiques de traitements inhumains et dégradants lors des tentatives d’expulsion soient définitivement bannies des méthodes policières
  • Une enquête rapide et effective concernant ces faits et, s’ils devaient être confirmés, des sanctions exemplaires à l’égard de leurs auteurs
  • La suppression des centres fermés

    C.R.E.R. – Bruxelles : INFO  -  http://regularisation.canalblog.com/
Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33
 
Manifestation du 1 mai : http://1maimanif.canalblog.com/
 
Soutien a la CRER au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

17:34 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

28/05/2007

C'est arrivé en France

Et cela peut arriver en Belgique aussi, nos libéraux s'entendant si bien avec Sarko...

 

L'équipe du cinéaste Laurent Cantet était présente dans l'avion. Témoignage.
Tabassage immédiat à bord du vol Paris-Bamako
Par Catherine COROLLER
QUOTIDIEN : lundi 28 mai 2007
http://www.liberation.fr/actualite/societe/256475.FR.php 


«nous partions à Bamako tourner quelques scènes de mon prochain film»,
raconte le réalisateur Laurent Cantet (Ressources humaines, l'Emploi du
temps).  «Et au moment où les portes de l'avion allaient se refermer, on a
entendu des hurlements», poursuit son assistant et directeur de production,
Michel Dubois. Une bagarre vient d'éclater à l'arrière de l'appareil d'Air
France 796 à destination de la capitale du Mali. Le décollage était prévu à
16 h 40 samedi. L'embarquement s'était passé tout à fait normalement. Les
passagers ne savaient pas qu'un sans-papiers en cours d'expulsion de la
France vers le Mali devait voyager dans le même avion qu'eux.
«Grande violence». La suite est racontée par Laurent Cantet, Michel Dubois
et des membres de l'équipe de tournage. Ce qu'ils ont vécu était si dur que,
dans la nuit de samedi à dimanche, ils ont couché leur témoignage par écrit.
Le Réseau Education sans frontières (RESF), auquel appartient le cinéaste,
s'est chargé hier de le diffuser.
Michel Dubois est assis au fond de l'appareil. Il se retourne. Voit deux
personnes en civil tentant de contenir un Noir assis au dernier rang, qui se
débat violemment. «On s'est demandé s'il s'agissait d'une agression entre
passagers», raconte-t-il. Plusieurs personnes s'interposent. Les individus
en civil révèlent alors leur état de policiers. «S'ensuit une scène d'une
grande violence, raconte Laurent Cantet. Les flics étaient à genoux sur le
mec. L'un semblait vouloir l'étrangler, l'autre lui assénait des grands
coups de poing dans le ventre.» Les hurlements du Noir se transforment en
râles. «Sous les huées des passagers, l'homme finit par être immobilisé et
sanglé», témoignent les collaborateurs de Laurent Cantet. La scène a duré
dix bonnes minutes.
Dans l'avion, et plus précisément à l'arrière, beaucoup de voyageurs sont
Noirs, et réagissent particulièrement mal. «Un passager a filmé la scène
avec son téléphone portable», raconte Laurent Cantet. Une policière qui
semble être la responsable de l'opération «menace alors d'arrestation les
personnes les plus proches et photographie les protestataires». Elle leur
explique que l'homme n'est pas un simple sans-papiers mais un «double peine»
; en clair, un repris de justice condamné à une peine de prison et à
l'expulsion de France. Le passager, lui, semble avoir perdu connaissance.
«Il a fait une sorte de crise d'épilepsie», témoigne Michel Dubois. Les
policiers décident de l'évacuer.
«On l'a vu passer avec les yeux révulsés, la langue qui pendait, de la bave
autour de la bouche, rapporte Laurent Cantet. Quelqu'un l'a ensuite aperçu
par le hublot dans une ambulance avec un masque à oxygène.» Les témoins sont
sous le choc. «Beaucoup imaginent que l'homme est mort, ce qui fait encore
monter d'un cran l'émotion.» Une hôtesse et plusieurs passagères pleurent.
Une fois l'homme débarqué, «une bonne dizaine d'agents de la police de l'air
et des frontières [la PAF, ndlr] font irruption dans l'appareil»,
poursuivent les collaborateurs de Laurent Cantet. Le cinéaste pense que les
policiers sont à la recherche de celui qui a filmé la scène. Mais ils ne
parviennent pas à l'identifier. Et repartent avec Michel Dubois. «J'ai été
désigné par la responsable de l'opération comme celui qui avait mené
l'opposition à cette action extrêmement violente», témoignait-il hier. De
nouveau des passagers protestent, refusant de s'asseoir et de se calmer. Un
policier remonte alors à bord de l'avion pour leur proposer, selon Laurent
Cantet, «un marché incroyable : Michel pourrait réembarquer à condition que
l'expulsé le soit aussi». Un autre policier indique que Michel Dubois a été
placé en garde à vue, et menace les protestataires du même sort.
Vol annulé. L'affrontement dure depuis une bonne heure. Il est près de 18
heures. Le commandant de bord annonce que le vol est annulé. Dans son
message, il évoque «les "manoeuvres" d'un individu refusant d'être reconduit
dans son pays d'origine», et «les manifestations d'une minorité de
passagers», affirment les collaborateurs du cinéaste. Dans l'aérogare, les
policiers sont toujours, selon Laurent Cantet, à la recherche du
photographe. Michel Dubois, lui, a été relâché vers 22 heures. Apparemment
sans que des poursuites aient été engagées contre lui, affirmait hier son
avocate, Dominique Noguères.
Du côté d'Air France, un porte-parole de la direction banalisait l'affaire,
confirmant qu'un «reconduit à la frontière a protesté, à la suite de quoi il
y a eu une petite réaction d'hostilité, semble-t-il, de certains passagers».
Le commandant de bord, estimant alors «que les conditions de sécurité
n'étaient pas entièrement réunies pour que le vol ait lieu sereinement», a
préféré l'annuler.
Du côté du gouvernement, le ministère de l'Intérieur, dont dépend la PAF,
renvoie désormais sur le nouveau ministère de l'Immigration, de
l'Intégration, du Codéveloppement et de l'Identité nationale. La version des
policiers telle que la rapporte un collaborateur du ministre Brice Hortefeux
est évidemment différente. Selon lui, l'expulsé est un «ressortissant malien
âgé de 50 ans faisant l'objet de deux interdictions du territoire». Calme
dans un premier temps, l'homme se serait ensuite montré «surexcité»,
ameutant les passagers, «assénant un coup de tête et mordant l'un des trois
policiers qui l'escortaient si bien que la PAF a dû intervenir pour prêter
main-forte à l'escorte». Pris d'un malaise, le Malien aurait ensuite été
débarqué de l'avion et examiné par un médecin qui a jugé son état compatible
avec un placement en garde à vue. Sous le coup d'une plainte pour
«opposition à une mesure d'éloignement, refus d'embarquement et coups et
blessures contre un policier», il sera jugé aujourd'hui en comparution
immédiate.
Face à la multiplication des poursuites contre des citoyens ayant tenté de
s'opposer à l'expulsion de sans-papiers, les animateurs du RESF ­ qui
défendent les parents sans papiers d'enfants scolarisés ­ ont annoncé la
création d'un collectif de «défense coordonnée des victimes de la
criminalisation de la solidarité».
 

12:11 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/05/2007

Vottem : grève de la faim

Communiqué de presse

 

Depuis 15 jours déjà, deux personnes détenues au centre fermé pour étrangers de Vottem, d'origine kurde, sont en grève de la faim. Aucune solution n'est intervenue quant à leur situation; leur santé, leur vie sont maintenant en danger!

Monsieur CISSEK et Monsieur VANDETTIN sont tous les deux kurdes et de nationalité turque. Ils  ont vu leurs demandes d'asile refusées alors qu'ils ont été poursuivis en Turquie comme déserteurs et sont considérés comme militants de la cause kurde. L'un et l'autre craignent de très graves persécutions s'ils devaient être expulsés vers la Turquie. 

L'un et l'autre ont des attaches en Belgique, lieu qu'ils ont choisi  depuis plusieurs années comme terre d'accueil, y rejoignant de la famille, des amis. L'un attend une réponse à une nouvelle demande d'asile, l'autre une réponse à une demande de régularisation.

 

Comme beaucoup d'autres, ils sont victimes de la politique restrictive de l'Etat belge en matière d'asile et des procédures expéditives de l'Office des Etrangers. Rappelons que selon les années, entre 85 et 90% des demandes d'asiles sont refusées! Le demandeur d'asile est  le plus souvent considéré comme  suspect ou "fraudeur"...

Monsieur CISSEK et Monsieur VANDETTIN n'ont pas été entendus, compris; c'est pour cela qu'ils ont décidé de mener une grève de la faim, en dernier recours, n'hésitant à mettre leur vie  en danger, lorsqu'il n'y a plus d'autre choix possible...

 

Nous ne comprenons pas l'attitude de notre gouvernement, qui d'un côté, avec d'autres gouvernements de l'Union Européenne, pose comme condition de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne le respect des Droits de l'homme et d'un autre côté expulse vers la Turquie des personnes qui seront les victimes des atteintes à ces  mêmes Droits de l'Homme! Si ces personnes devaient être expulsées, c'est l'Etat belge qui deviendrait à son tour auteur des persécutions!

 

Le CRACPE demande la libération immédiate de ces deux personnes et réaffirme sa revendication d'une politique d'asile et d'immigration respectant les Droits Humains, ce qui implique la suppression des centre fermés et l'arrêt des expulsions.

Le CRACPE sera présent, comme chaque semaine, autour du centre fermé de Vottem, ce samedi entre 16H et 17H.

 

Pour tout renseignement complémentaire: l'avocate de Monsieur CISSEK est Maître Fanny Cotton 04. 342 30 50; l'avocat de Monsieur VANDETTIN est Maître Jean-Paul Brilmaker 04. 252 02 22.

 

En vous remerciant de l'attention portée à ce communiqué,

 

pour le CRACPE,

 

France Arets (0497 54 24 33)

17:55 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/05/2007

Photos Manif 19 mai 07 BXL

Une longue série de photographies, signées Myriam Piron et Jacques Chevalier, consacrées à la manifestation nationale pour la régularisation des sans papiers, à Bruxelles, ce samedi 19 mai 2007. Cliquez dessus pour les voir en + grand.

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22:02 Écrit par Chevaljak dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/05/2007

127bis

 

TOUS le 3 juin 2007 au centre fermé 127bis !! 
 
Nouvel appel et détails organisationnels suite à la réunion
CRER - MRAX - UDEP - LDH :
 
Apportez vos casseroles, vos tambours, vos sifflets, votre musique, votre voix pour faire beaucoup de bruit !!
Deux bus partiront de la gare du Nord à 14 heures pour les sans papiers de Bruxelles et les Belges qui n’ont pas les moyens ( les trains semblent devenir trop dangereux pour les sans papiers) Réservation : 0496 40 33 09
 
Beaucoup de sans papiers des villes en Wallonie et en Flandre désirent nous rejoindre pour manifester leur ras-le-bol : nous vous demandons de leur permettre de venir en nous versant un peu d’argent pour louer des bus N° de compte : CRER  :  523 - 0801898 -  74  / mention bus 3 juin
 
Un service d’ordre conséquent et "sympathique" sera organisé avec le soutien des "LEGAL TEAM" (réseau d'avocats) pour encadrer la marche. Pour ceux qui veulent en faire partie, réunion le Vendredi 1 juin à 17 heures au MRAX rue de la Poste n° 37 (Botanique). Nous proposons aux sans papiers d’en faire partie.
 
Une délégation avec des représentants CDH, ECOLO, PS est constituée pour entrer dans le centre fermé 127bis le jour de la marche.
 
>> Nous exigeons la suspension des expulsions <<
 
La chasse aux "étrangers sans papiers" a commencé !! 
 
Les RAFLES dans les transports en commun, aux endroits publics (Bourse, gares, etc.) ou au domicile même des étrangers sans papiers (aux petites heures, pendant qu'ils dorment !!) se multiplient massivement depuis plusieurs semaines. Une opération choc menée par la police et les agents de la STIB, dénommée FIPA a engendré le jeudi 10 mai plus de 17.629 contrôles de personnes dans les transports en commun. D’après le journal Le SOIR du 11/05/07 cette opération était destinée à lutter contre "l'absentéisme à l'école" et la criminalité (selon d’autres sources), prétexte alarmant pour justifier un fichage massif de la population, et l’arrestation des indésirables, les sans papiers !!
Nous pensons que cette répression continuera les prochaines semaines, dans le but d'arrêter et d’expulser  un maximum de personnes avant une éventuelle loi de régularisation. Ainsi certains qui rentreraient dans les critères lors de la prochaine législation en Belgique seront expulsés  et le quota des « régularisables » diminuera au grand bonheur de notre actuel Ministre de l’intérieur et de l’Office des Etrangers.
Les partis politiques progressistes ont fait des promesses pour voter une loi de régularisation. Nous demandons des garanties concrètes, pour qu’on arrête les opérations policières, les arrestations, les enfermements et les  expulsions  des sans papiers jusqu'à la mise en place de cette opération de régularisation  !!
 
CRER
 
 
 
APPEL DU 3 JUIN
 
MARCHE DE LA GARE DE NOSSEGEM AU CENTRE FERME 127bis
de STEENOKKERZEEL / ZAVENTEM

DEPART 15h à la gare de Nossegem

( train Gare du Nord Bx vers Leuven : 14 h 42 )
 
Dans le cadre de la journée pour les migrations de l’anti-G8 à Rostock le 4 juin en Allemagne (www.stopg8.be) et en soutien à l’appel européen pour réclamer la fermeture de tous les centres de rétention de migrants en Europe (petition : http://www.no-fortress-europe.eu/showPage.jsp?ID=5&LANG=2&ISSUE=0&POPUP=0#petition), nous marcherons vers le Centre Fermé 127bis à Steenokkerzeel le dimanche 3 juin et on vous invite à y participer. 
Montrons, avec toute notre détermination, aux dirigeants qui se réunissent pour leur sommet à Heiligendamm que nous nous opposons à l'échelle mondiale à leur politique d'exclusion et d'exploitation. Donnons á ces journées de juin aux caractères internationaux, du mouvement et lutte des réfugiés et des migrants une expression forte. Invitation pressante à tous à y participer. C'est important pour tous, c'est vital pour certains !
 
En EUROPE la guerre aux migrants est déclarée dans tout les etats membres de "l'Union" 
 
Les candidats à l'asile meurent par milliers aux frontières ( 8.100 depuis 1988 http://www.no-fortress-europe.eu/showPage.jsp?ID=2560 ), sont enfermés, expulsés dans tous les pays de l'espace Schengen.
Ils nous sont représentés comme LE DANGER.
Des budgets énormes ont été alloués par les états européens à la nouvelle agence FRONTEX pour arrêter "ces flux migratoires". Ces budgets sont considérés par l'Europe comme de l'aide au développement aux pays pauvres et serviront à financer ; 19 avions, 24 hélicoptères et 107 bateaux, pour lutter contre l'émigration "Illégale" !!!
 
En Belgique,  la régularisation sera probablement sur la table des négociations de notre prochain gouvernement le 10 juin. Si cette régularisation prennait la forme d'une "Amnistie  humanitaire", un grand pardon pour ceux qui pourront prouver un diplôme de qualité ou des critères d'intégration sélectifs, une minorité "choisie" pourra aspirer à vivre dignement.
 
IL EST PEU PROBALE CEPENDANT QUE L'ON SE PREOCCUPE DES centres fermés, que l'ON SE PENCHE SUR LA PROBLEMATIQUE DES expulsions,  OU SUR TOUT AUTRE REMISE EN QUESTION DU MANQUE DE politique d'immigration DIGNE DANS NOTRE PAYS.
 
Plusieurs "scandales, maltraitances" dans les centres fermés en Belgique ont éclaté récemment. Les tensions dans les centres sont énormes, les conditions de détention déplorables.  Alors que dans le cadre de l’évasion de Fehriye Erdal, le ministre Dewaele déclarait « L’hypothèse d’une fuite, comme légaliste, ne suffit pas à prendre une mesure pour priver quelqu’un de liberté » (A.Hovine, Libre Belgique, 04/05/2007), il ne semble pas faire de cas de l’enfermement quasi systématique des étrangers sans papiers, et également des enfants.
 
Le nombre de familles avec enfants enfermés a quintuplé depuis seulement 2 ans !! 
Rapport "Etat des lieux" - Centres fermes  http://regularisation.canalblog.com/archives/2006/11/03/3072514.html
 
Des actions juridiques, des manifestations, des occupations ont été  organisées dans tout le pays cette année 2007 pour protester contre cette politique d’immigration.
La seule réponse du gouvernement actuel et celui de demain est "l’humanisation des centres fermés"  - Comment humaniser cette indignité ?
 
 
Dès aujourd'hui, faites le choix d'être  actif :
Venez avec vos casseroles, vos tambours, votre musique pour faire du bruit   
et crier avec force :
 
NON à la guerre aux migrants !! 
NON à la criminalisation des migrants !!
POUR la suppression de tous les centres fermés !!
POUR l'arrêt des expulsions !!
POUR la régularisation de tous les sans papiers !!
 
Nous exigeons que la politique d’enfermement, et donc l’existence même des centres fermés, ainsi que des expulsions  soient  remises en question par NOTRE prochain gouvernement !!
 
 
Premier signataires :
  • LDH - Ligue des Droits de l'Homme - Belgique
  • MRAX - Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xénophobie - Belgique
  • ECOLO - Parti Ecologiste belge
  • CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation - Bruxelles
  • UDEP - Union pour la défense des Sans Papiers  :  GAND,  LIEGE,  CHARLEROI,  VERVIERS,  LA LOUVIERE , BRUXELLES
  • PTB ( Parti du Travail de Belgique ) - Riet Dhont - Belgique
  • JEAN CORNIL - Sénateur PS - Belgique
  • CLOTILDE NYSSENS - Sénatrice CDH - Belgique
  • DOMINIQUE WEERTS - Secrétaire nationale du CDH - Belgique
  • BATUQUERIA asbl - Paulinho - Belgique
  • GRAPPE - Groupe de recherche et d'action pour une politique Ecologique - Michèle Gilkinet, présidente - Belgique
  • Fransi DE VILLAR DILLE - Cinéaste
  • Adeline Marchand - Etudiante
  • Sylvie-Anne Goffinet
 

23:58 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Un mail de nos amis du CLEA

Face à la multiplication des cas de criminalisation des contestataires en
Belgique et ailleurs, le Clea réagit.

Nous appelons à l'unité de tous les démocrates et de tous les progressistes
contre la répression des mouvements sociaux, pour une démocratie réelle et
non formelle. Ceci passe aujourd'hui par la remise en question de la loi
antiterroriste belge de 2003 (vous pourrez prochainement signer une motion à
ce sujet sur notre site leclea.be ; en attendant, lisez l'attaché de ce
mail).

Incroyable? Des altermondialistes liégeois écoutés et poursuivis pour avoir
organisé une manifestation pacifique :
http://petitions.agora.eu.org/missurecoute/index.html

Scandaleux ! Greenpeace assimilé à une association de malfaiteurs :
http://www.greenpeace.org/belgium/fr/gp-vs-electrabel/lib... 

Malhonnête ! Le procureur au « procès DHKP-C » Delmulle soutient qu'il existe
des camps terroristes en Belgique :
http://www.leclea.be/#obsession

En Belgique, comme ailleurs, tout devient possible : la remise en question de
nos libertés fondamentales comme la condamnation d'opposants politiques.

Réagissez, informez-vous sur notre site, participez à nos actions, militez à
nos côtés...

Les prochains rendez-vous du Clea sont disponibles sur :
http://www.leclea.be/#rdv (avec notamment) :

- Le 17 mai (auhourd'hui) : dans le cadre du cinéma d'Attac à l'Arenberg se
déroulera une conférence avec Bahar Kimyongür et Peter de Smet (Greenpeace) :
http://www.bxl.attac.be/spip/spip.php?article645

- Le 31 mai au Nova  sera projeté le film  « Résister n'est pas un crime »...

Attention notre débat avec les têtes de liste aux élections initialement prévu

ce soir est postposé

A très bientôt...

16:39 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/05/2007

Toutes et tous à la Manif à Bxl Samedi !

N'oubliez pas ce samedi 19 mai la manifestation à Bruxelles organisée par l'UDEP pour la régularisation des sans papiers, appel ci-dessous!
 
Avant l'échéance électorale, il s'agit d'une priorité pour imposer qu'une régularisation sur des critères clairs et permanents mise en oeuvre par une commission permanente de régularisation soit à l'ordre du jour de la négociation gouvernementale.
Lors de la table ronde de samedi passé à la FGTB (journée "femmes en Noir" à l'initiative des FPS), les représentants d'Ecolo et du CDH ont dit qu'ils en feraient une condition de participation gouvernementale. Le PS n'a pas été aussi clair... (je schématise: "cela dépendra du rapport de force"...). Notre mobilisation est donc très importante pour que nos revendications aboutissent! Et que l'on ne dirige pas vers une mini-régularisation au rabais...
 
Samedi il y aura des cars, gratuits, financés jusqu'à présent par la FGTB Liège, la CSC Liège, les FPS,  l'UDEP,  avec priorité pour les sans papiers. Si ces cars sont remplis -difficile à évaluer quant aux inscriptions des sans papiers-, nous demandons un geste de solidarité aux personnes "avec papiers et revenus", consistant à prendre le train avec le tarif réduit we (moitié prix). Nous nous retrouvons dès 11H15 à la gare des Guillemins pour organiser les départs (départ de manif 14H Bruxelles Midi). Des cars partent également des centres ouverts pour demandeurs d'asile  d'Aywaille et de Fraipont.
 
En cas de problème individuel, le CRACPE peut également offrir quelques billets de train...
 
A samedi,
France Arets, pour le CRACPE et le comité de soutien aux sans papiers de Liège
 

Samedi 19 mai 2007

Manifestation nationale de l’UDEP

Rassemblement : 14h00 à la gare du midi à Bruxelles

Le ministre de l’intérieur mène actuellement une opération de régularisation au cas par cas sur base des critères opaques et incohérents. L’absence de critères clairs, justes et objectifs conduit droit à l’arbitraire. C’est ainsi que certaines personnes sont régularisées pendant que d’autres sont arrêtées, détenues et expulsées quotidiennement alors que leur situation justifierait également une régularisation de séjour. La criminalisation de l’immigration, les durcissements successifs de la législation sur le séjour ont placé les primo-migrants, contraints de s’installer sans autorisation légale, dans une situation où ils n’ont d’autre choix que celui de la clandestinité. La clandestinité, c’est la précarité, et souvent, l’exploitation par différents réseaux de patrons peu scrupuleux sans oublier les marchands de sommeil…

La récente modification de la loi du 15 décembre 1980 relative au séjour, à l’établissement et à l’éloignement des étrangers consacre la politique l’Autruche… car elle n’apporte aucune réponse à la situation des milliers de sans papiers qui se trouvent actuellement en Belgique. Le gouvernement doit d’abord régler la situation des personnes qui vivent sur son territoire en procédant à une opération de régularisation avant de se préoccuper du sort de ceux qui ne sont pas encore là (la nouvelle réforme ne concerne que les futurs arrivants)…

 En novembre 2006, quatre gardiens de Vottem ont dénoncé dans les médias des graves maltraitances, en particulier le sort réservé aux personnes détenues malades ou atteintes de troubles psychiatriques : placement en isolement au cachot, sans soins, pendant plusieurs jours…et depuis lors ce qui a changé ? En mars 2007, deux infirmières ont révélé l’injection de neuroleptiques dangereux pour calmer certains détenus… Faut-il encore rappeler que dans les centres fermés pour étrangers se trouvent des personnes qui n’ont commis aucun délit ? Que des enfants sont détenus et souffrent ? Que l’actuelle politique restrictive en matière d’asile et d’immigration signifie l’expulsion vers la dictature, la guerre, la misère… au mépris des attaches qui ont été créées en Belgique et des droits humains les plus élémentaires ?

C’est pourquoi l’Udep lutte notamment pour :

1.       la mise en place d’une commission indépendante de régularisation qui devra traiter les dossiers indépendamment du pouvoir discrétionnaire du ministre de l’intérieur sur base des critères clairs et objectifs.

2.       la suppression des centres fermés et de tous les lieux de non-droits.

Le 10 juin prochain, les Belges seront appelés à élire leurs futurs représentants au niveau fédéral. Avec votre soutien, l’Udep compte faire inscrire ses revendications à l’agenda des négociations lors de la formation du prochain gouvernement…

REJOIGNEZ-NOUS, SOYONS NOMBREUX A LA MANIFESTATION DE CE 19 MAI 2007 !

Inscription : UDEP/Liège : 0487.131 154  CRACPE : cracpe@skynet.be ou  04.232.01.04 (de 17h00 à 18h30)

Lieu de rassemblement à Liège : Gare des Guillemins à 11h15

Editeur responsable : José Mukadi, UDEP rue Darchis 6 4000 Liège                                            Ne pas jeter sur la voie publique

 

23:21 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/05/2007

Soutenir Aït !

Sans une solution ici en Belgique "Ait" est condamne a MORT !!

CRER - Coordination pour la régularisation et la libre circulation des
personnes
Mai 2007

Monsieur Ait Razi Amine est Algérien, il a 19 ans et il est arrivé en
Belgique le 28 mars à l’aéroport de Bruxelles. Il fuyait son pays et
voulait demander l’asile en France ou une partie de sa famille vit. Il a été
arrêté à l’aéroport, enfermé d’abord au 127 à Zaventem pendant plusieurs
jours et est actuellement au centre fermé 127bis. Il a fait le 20 avril une
demande d’asile qui a été refusé ce 9 mai 2007. Son avocat a fait le 9 mai
un recours en extrême urgence !!!

Ait est originaire de la Kabylie, ou il vivait avec sa famille. Un jour
plusieurs hommes armés ont voulu l'enrôler dans les brigades terroristes qui
sèment la peur actuellement en Algérie. Amine a résisté et a refusé de
collaborer. Il a été pourchassé par ces hommes et a du fuir le pays ou il
était en danger de mort, sous une fausse identité.
Il est soutenu par plusieurs associations des Droits de l’Homme, par des
élus en France et par le maire de la ville où vit une partie de sa famille
en France

Sa famille en France nous a contacté pour demander notre aide, ils sont très
inquiets sur le sort de Amine, ils pensent que si il rentre au pays sa vie
sera en danger. Ils veulent que Amine vive auprès d'eux en France et sont
prêts à le prendre à leur charge, mais sans une solution ici en Belgique Ait
est condamné à MORT !!

Nous possédons le témoignage de Monsieur Ait Razi, de sa famille en France
et un appel à notre Ministre de l’intérieur, du maire de Charleville-
Mézières

On demande à tous d’écrire et faxer, d’envoyer des mails de tel à l’office
des Etrangers et au cabinet du ministre de l'interieur pour que ce Monsieur
soit accepté en temps que réfugié politique en Belgique.

Num. de Dossier de Ait a l'Office des Etrangers ; 6065275

Cabinet du Ministre de l'Intérieur
Adresse : 2, rue de la Loi - 1000 Bruxelles
Tél : 02 504 85 13
Fax : 02 504 85 00 - 02 504 85 80
Email : patrick.dewael@ ibz.fgov. be

l'Office des étrangers
World Trade Center, tour II
Chaussée d'Anvers 59B
1000 BRUXELLES
Tél: 02/206.15.99

Merci pour lui

C.R.E.R. – Bruxelles : INFO - http://regularisation.canalblog.com
Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33

17:23 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19 mai 2007 à Bruxelles

image47_medCliquer pour voir en plus grand l'affiche

 

A 22 jours des élections législatives en Belgique, rappelons aux partis progressistes leurs engagements pour la régularisation des sans-papiers !

10:06 Écrit par Chevaljak dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Problème technique

Ce matin le webmestre a fait une fausse manoeuvre et a fermé le blog CRACPE 2, donc il lance directement le blog CRACPE 3, la suite de la saga du Collectif de Résistance Aux Centres Pour Etrangers sur Skynet.

Si vous aviez mis CRACPE 2 dans vos favoris, changez vite l'URL.

C'est très embêtant mais on ne peut rien y faire et l'erreur reste encore humaine.

09:48 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |