06.03.2008
19 avril 2008 de Liège à Vottem
Rendez-vous le samedi 19 avril 2008, 14 h 30, place St-Lambert à Liège pour monter à pied en manifestation au centre fermé de Vottem. Notez-le dans vos agendas, nous y reviendrons dans ce blog.
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15.11.2007
INVITATION LE 21/11/07
* Carine Russo, sénatrice ECOLO
* Marie - Claire Lambert, députée fédérale PS
* Benoît Drèze, échevin CDH à Liège, qui a participé aux négociations "Orange bleue" concernant asile et immigration
* Philippe Dodrimont, Président de l'arrondissement de Liège du MR et bourgmestre d'Aywaille
De novembre 2005 à juin 2007, plus de 40 lieux ont été occupés en Belgique pour obtenir des critères clairs de régularisation et une commission permanente de régularisation.
Depuis les élections, rien n'a bougé, les sans papiers, comme les allocataires sociaux, comme les travailleurs actifs et non-actifs qui ne pourront bientôt plus payer leurs notes de chauffage... , sont pénalisés par l'absence de gouvernement.
Lassés par cette longue attente, par la précarité, l'exploitation dans leur vies quotidiennes, par les promesses ... des sans papiers ont recommencé des grèves de la faim à Bruxelles, la première a permis d'obtenir des titres de séjour provisoires; la seconde démarre en posant la question au Ministre Dewael, toujours en place, la grève de la faim est-elle le seul moyen d'obtenir un droit de séjour en Belgique?
Questions en débat:
- L’accord sur asile immigration "orange bleue" : son contenu, face aux revendications avancées depuis deux ans par le mouvement des sans papiers et de leurs soutiens en matière de régularisation. Les positions des partis de l’ « orange bleue » en matière de regroupement familial, de centres fermés et d’expulsions.
- Quelles actions ECOLO et le PS comptent-ils mener dans les mois qui viennent pour soutenir les revendications de régularisation des sans papiers ? Quelles options par rapport à la lutte pour la suppression des centres fermés et des expulsions ?
- Une autre question, très concrète, sera également posée aux quatre invités, celle d'un moratoire sur les expulsions. En effet des personnes expulsées aujourd'hui pourraient se voir régularisées demain lors de la concrétisation d'un accord tel que celui de l'"orange bleue"ou d’un autre ...
02:21 Écrit par Chevaljak dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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22.09.2007
Sémira...9 ans déjà !
Le 22 septembre 1998, Sémira Adamu était étouffée par ce qu'il faut bien appeler la raison d'Etat. A l'époque des milliers de personnes, jeunes surtout, ont manifesté leur colère face à cette déportation avec fin tragique. On a abandonné la pratique du coussin mais pas la violence, en neuf ans nos sollectifs ont recueillis des centaines de témoignages de violences faites aux personnes devant être rapatriées contre leur gré, et les expulsions continuent même si après la mort de Sémira un Ministre de l'Intérieur dut démissionner.
Ce 22 septembre 2007, entre 15 et 16 heures, 85 personnes (et non 40 comme dit dans le JT de 19 h 30 de la RTBF) ont commémoré l'assassinat de la jeune Nigériane. Les politiques brillaient par leur absence à part Josy Dubié et Karine Russo. Le chanteur Claude Semal, a capella, a chanté une très belle chanson d'hommage à Sémira de même qu'une petite chorale de Verviers une autre chanson en mémoire de notre amie nigériane.
Un ami de l'UDEP de Bruxelles a appelé des belges à faire grève de la faim avec la dizaine de sans papiers qui occupent depuis mercredi le stade communal de Saint-Josse.
Nous vous invitons à voir quelques images de cette manifestation symbolique prises cet après-midi dans le hall des départs à l'aérodrome de Zaventem sous la surveillance de nombreux policiers heureusement assez discrets.
Cliquer sur les diapos pour les voir en + grand.
21:53 Écrit par Chevaljak dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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20.09.2007
A Zaventem ce Samedi
Premiers signataires :
- BASTA ! - Anvers
- CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation - Bruxelles
- VAK - Vluchtelingen Aktie Komitee - Gand
- CRACPE - Collectif de Résistance aux Centres pour Etrangers - Liége
- Comité pour l'Annulation de la dette du Tiers Monde
- MOUVEMENT CITOYENS PALESTINE - Saidi Nordine
- LDH - Ligue des Droits de l'Homme - Belgique
- MRAX - Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xenophobie - Belgique
- PTB- PVDA Parti du Travail de Belgique - Riet Dhont
- Union des Locataires Marollienne - Dominique Huysmans, Manu Rabouin, Jean-Marie Stroobants
- Association est Pateras de la vida Maroc - balga mohamed
- RESF - Réseau Education Sans Frontières - Pierre Cordelier - France
- ASSOCIATION HISPANO BELGA DE AYUDA MUTUA Asbl - Ivan SALAZAR
- UFLED asbl - L'Union des Femmes Libres pour l'Egalité des Droits - Naima Boudida
- RESF 57 - Isabelle MIRE - Moselle FRANCE
- Femmes Prévoyantes Socialistes - dominique dauby secrétaire des FPS liège
- Cercle Interculturel Antonio Gramsci ASBL - Vandormael Raymond administrateur
- asbl Barricade - Nicole Van Enis
- COURSE DE LA PAIX - Käthe Kollwitz VREDESLOOP - Geert Vanlangendonck
- PARTIJ VAN DE ARBEID
- Pierre Eyben - Secrétaire Politique de le Fédération liégeoise du Parti Communiste
- Claude Semal
- Acteurs de l'Ombre - Roland REUTER
- Links Libertair - Koen Zelderloo
- Christenen voor het Socialisme
- Educatief medewerkster vzw AIF - Diana Zangari
- Catholic Worker Gent - Johan Maertens
- LCR Ligue Communiste Révolutionnaire - Isabelle Ponet
- Collectif des Opprimes Immigres - COI-Belgique
- Collectif A Contre Courant
- Afrique Autrement / Afrika anders - Lodonou.K.
- Yves Formateur Ceppst-FGTB - Fontaine Pascal
- Didier Somzé - enseignant Liège
- HOLZEM Michèle - photographe
- Corinne Gobin
- Bruno Colet, indépendant
- Céline Delforge, Députée bruxelloise Ecolo
- Geneviève Clockers
- Micheline Halleux
- Vincent Robeyns
- Fred Lauriers
- Stephane Doseray
- Guettala djamal - Liege
- Leon Vercruyssen
- Mascellino Jo - Liège
- Eva Doumbia, metteur en scène, Marseille
- . . . !
Premier signataires :
- PS - Parti Socialiste de Belgique
- ECOLO - Parti Ecologiste Belge
- FGTB-ABVV - Van Daele Daniel - Secrétaire Fédérale
- LDH - Ligue des Droits de l'Homme - Belgique
- FGTB Liegé - Huy - Waremme - Thierry BODSON - Secrétaire Régional
- MRAX - Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xenophobie - Belgique
- CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation - Bruxelles
- MOC - Mouvement Ouvrier Chrétien- Véronique Oruba
- UDEP - Union pour la defense des Sans Papiers - Mouvement National
- ATTAC Mons-Borinage - Alexandre Seron
- DROITS DEVANT - Freddy Bouchez
- CLEA, Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association - Luk Vervaet
- LCR - Ligue Communiste Révolutionnaire
- PTB- PVDA Parti du Travail de Belgique - Riet Dhont
- UPJB - Union des Progressistes Juifs de Belgique - Jacques Ravedovitz, président.
- CRACPE - Collectif de Résistance Aux Centres Pour Etrangers - Liège.
- Forum Vrij Praten/Comité Tegen Armoede - Stefan Roumen
- Comité de Soutien Aux Sans Papiers de la Région du Centre - Freddy Bouchez
- LIGUE DES DROITS DE L'ENFANT - Jean-Pierre COENEN president
- Collectif de la région de Verviers pour le soutien des Sans-Papiers et pour le respect du droit d'asile - Marie-Noëlle Leloup
- LA 5e COUCHE Editions - Xavier Lowenth
- ACTEURS DE L'OMBRE - Roland Reuter
- CENTRE DES CULTURES asbl.- Tatiana De Barelli, Greta Van Vinckenroy, Benoit Marchal
- PARTI COMMUNISTE - Jean Pierre Michiels
- COURSE POUR LA PAIX / Vredesloop - Käthe Kollwitz
- CAC Club Achille Chavée - Martine Godenir
- COLFEN Collectif femmes en noir contre les centres fermés et les expulsions
- L'Union des Femmes Libres pour l'Egalité des Droits asbl - Naima Boudida
- Marie Nagy - Conseillère communale Ecolo à Bruxelles ville
- AS.E.R.B asbl Asociacion de Ecuatorianos Residentes en
- De Ketelpatrouille vzw - Frank Cool
- Paul-Emile Dupret,juriste au Parlement européen, groupe GUE/NGL
- Gerkens Muriel - Députée fédérale Ecolo
- Mont K'i ASBL
- Jean-Paul Davreux - Oupeye, Belgique
- BROUHON Jean-Pierre - Ixelles
- DE VILLAR DILLE, Fransi - Cinéaste - Bruxelles
- PREVOST - sociologue - Hoeilaert
- Marie-Françoise Cordemans - Ixelles
- Marisol Palomo
- Natacha Dewitte
- Nellie EPINAT
- Jean Pierre Wilmotte - Louvain-la-Neuve
- Lemaire marc Bruxelles
- Legeay Chloé
- Gérald Hanotiaux
- Ruben Dominguez - Etterbeek
- Grevisse Cecile et Legrand Libert
- Sandra Petrovich artista plástica
- Buno Colet - Indepéndant Verviers
- ... !
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M. Anciaux, figure de proue de Spirit, soutient de la sorte l'initiative lancée par la bourgmestre de Morstel, Ingrid Pira (Groen!). La mandataire écologiste a annoncé samedi qu'elle ne signerait plus ce genre d'arrêté, après avoir lu une tribune libre écrite par le premier ministre sortant Guy Verhofstadt et dans laquelle il qualifiait d'inhumaine et égoïste la stratégie actuelle en matière d'immigration. L'intéressé a tenu à préciser le jour même que la bourgmestre confondait la législation sur les demandeurs d'asile et la problématique de l'immigration et l'enjoignait à appliquer la loi approuvée, précisait-il, par une large majorité démocratique.
M. Anciaux a félicité quant à lui Mme Pira. "Ingrid, je suis fier de vous! J'appelle tous les bourgmestres à la désobéissance civile. Les riches immigrants dictent la loi, les pauvres diables doivent dégager. Nous devons mettre un terme à cette situation inhumaine", écrit-il sur son blog. Le ministre veillera de son côté à utiliser toutes les compétences
qui sont les siennes pour donner une chance aux illégaux -jeunes, sportifs, artistes ou enfants- de rester ici. "La tolérance envers ceux qui sont venus tenter leur chance ailleurs peut considérablement s'accroître lorsque les déplacements de populations provoquent tant de dégâts et menacent l'homme ainsi que la nature", a-t-il ajouté.
Le président de l'Union flamande des Villes et Communes a rappelé qu'il revenait au ministre de l'Intérieur de refuser à un étranger l'accès au territoire et de lui donner l'ordre de le quitter. La décision est ensuite communiquée par lettre recommandée ou par les personnes désignées dans un arrêté ministériel de 1995: policiers fédéraux, fonctionnaires de l'Office des étrangers ou encore le bourgmestre ou un fonctionnaire
communal.
"Dans la pratique, l'on recourt au bourgmestre ou aux services communaux parce qu'ils savent en général où réside la personne expulsée. Si Ingrid Pira ne veut pas coopérer, la police fédérale ou l'Office des étrangers peuvent toujours agir", a-t-il souligné. Tant au cabinet du ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, qu'au cabinet du ministre fédéral de l'Intérieur, Patrick Dewael, l'on n'a pas souhaité réagir aux propos de M. Anciaux. "Sottises", a-t-on simplement commenté. (belga)
"C'est l'Office des Etrangers -et non les bourgmestres et les pouvoirs locaux- qui est compétent pour la politique des étrangers", a fait savoir l'Office des Etrangers dans un communiqué. Il précise que les bourgmestres et les pouvoirs locaux doivent appliquer la loi. Lorsqu'un étranger ne peut plus rester en Belgique, l'Office des Etrangers prend une décision administrative et la personne en question reçoit un ordre de quitter le territoire qui doit être signé par le bourgmestre.
Le week-end dernier, Ingrid Pira (Groen!) a annoncé qu'elle ne signerait plus ce genre d'arrêté, après avoir lu une tribune libre écrite par le premier ministre sortant Guy Verhofstadt et dans laquelle il qualifiait d'inhumaine et égoïste la stratégie actuelle en matière d'immigration. Les bourgmestres de Zwijndrecht, Gand, Roulers et Courtrai ont alors suivi son exemple.
00:54 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14.09.2007
Angelica
Une action civile en référé (soit en urgence) pour faire interdiction à la Belgique d'emprisonner les enfants, a été intentée par les associations de défense des droits de l'Homme, mais le Tribunal a considéré que les organisations plaignantes n'avaient "intérêt à agir" et ne pouvaient donc pas se présenter comme partie dans cette affaire.
La question qui se pose, si les organisations de défense des droits de l'Homme ne sont pas habilitées pour défendre des enfants en danger, qui doit faire respecter les condamnations de la Cour Européenne des Droits de l'Homme et demander de libérer ces enfants ???
En attendant des centaines de personnes sont arrêtées, enfermées et expulsées illégalement par le gouvernement belge sans que les dirigeants politiques ne s'en inquiètent.
15:51 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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05.09.2007
VOTTEM : samedi 8/9/07 à 16 h...
Un Rassemblement devant le centre fermé de Vottem avec le CRACPE
19:36 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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21.08.2007
Avant-goût d'orange BLEUE
Le récit qui suit nous vient de nos amis de France, de cette France qui a installé un des amis de Dewael et Reynders au pouvoir...
Les passagers d'un vol d'Air France à destination de Lomé ont réussi à
éviter l'expulsion de deux sans-papiers jeudi. Témoignage.
Deux sans-papiers qui devaient être expulsés vers Lomé, au Togo, ont obtenu
un répit grâce à la solidarité d'une partie des passagers du vol d'Air
France. Ces procédures d'expulsion, en voie de banalisation, devient vite
insupportable, inacceptable lorsque on se retrouve embarqué dans cette
galère peu reluisante. C'était mon cas, et voici mon témoignage.
Aéroport Charles de Gaulle, terminal 2C. Vol AF848 en partance pour Lomé,
13h20 le jeudi 16 août. Pour une fois il fait beau à Paris, et là où l'on va
le soleil nous attend, vacances! Ce vol d'Air France à destination du Togo
est quasiment complet, beaucoup d'entre nous profitent de l'été pour rendre
visite à la famille.
Mais lorsqu'on monte dans l'avion, notre humeur de vacanciers est vite
plombée: place à la violence policière propre à la politique menée depuis
quelques années par le ministère français de l'Intérieur en matière de
reconduite à la frontière des sans-papiers. Car pour tous ceux qui sont
placés à l'arrière de l'appareil, après le sourire des hôtesses, ce sont des
cris sourds, des grognements qui nous accueillent. Des plaintes qui
proviennent des dernières rangées du milieu.
Très vite, les protestations fusent
Je distingue le visage d'une jeune femme noire, visiblement entravée, en
souffrance. Elle est entourée de deux hommes costauds, debout autour de son
siège, ils essaient de la maintenir en position assise, ils portent des
gants comme pour se protéger. Ce sont des policiers en civil. Chair de
poule. Me voilà en état de choc, non pas dans un mauvais scénario mais dans
la réalité -hélas en voie de banalisation- d'une expulsion forcée.
La colère monte en moi, mais il faut parer au plus pressé: expliquer à mon
enfant âgé de 5 ans ce qui se passe. Devant nous, une petite fille pleure
déjà. Autour, l'énervement le dispute à l'incrédulité. Très vite, les
protestations fusent. "Pas question de supporter ces cris pendant six heures
de vol", en écho: on a payé assez cher pour voyager sur Air France, on veut
un vol dans des conditions normales. Considérations sanitaires d'un passager
âgé de plus de 50 ans: "Je suis cardiaque, je ne veux pas risquer un
accident cardiovasculaire."
Les langues se délient. En mina de préférence. Dans ce patois parlé à Lomé
(dérivé de la langue ewé) les hommes s'interpellent et le ton monte. Et il n'y
a pas que des réactions de "clients de la compagnie Air France", mais aussi
tout simplement de l'indignation. Nous voilà complices par la force d'une
politique et d'une procédure d'expulsion que la plupart d'entre nous
réprouvent.
Un policier passe pour faire un peu de "com". Plutôt sympa, il nous explique
la situation: "Cet homme et cette femme a priori originaire de République
démocratique du Congo sont arrivés avec de faux papiers, ils sont là depuis
douze jours, alors on est obligé de les ramener par la compagnie sur
laquelle ils sont entrés en France et dans le pays d'où ils sont partis."
"Si vous ne leur donnez pas de papiers ils sont bien obligés d'en acheter
des faux", rétorque mon voisin, goguenard. Les échanges sont encore polis et
le rire qui ponctue les commentaires faits en français ou en mina trompe
peut-être le "gentil" policier venu calmer le jeu. En fait, la tension
monte.
Un couple part négocier avec le commandant de bord
Dans le fond, les geignements continuent, une passagère psychologue parle
doucement à la jeune femme pour la calmer mais elle explique qu'elle veut
rester en France à tout prix, pas question pour elle de retourner en RDC.
Son compagnon d'infortune a ses habits déchirés. Leur rébellion a contaminé
l'ensemble des voyageurs installés à proximité.
Deux enfants voyageant seuls, à deux pas des deux malheureux, sont en
larmes. Pères ou mères s'insurgent. Le personnel naviguant est visiblement
de plus en plus en difficulté pour gérer la situation. Bien avant que la
colère ne gronde, des passagers ont entrepris une démarche discrète. M. et
F., un couple franco togolais qui rentre chaque année au pays, sont allés
voir le commandant de bord, pour exiger qu'il fasse débarquer ces passagers
"malgré eux". Lui seul a le pouvoir de débloquer la situation.
Quand il arrive enfin pour constater de visu une ambiance survoltée, les
passagers sont partagés entre le soulagement d'avoir un nouvel interlocuteur
de poids, et l'exaspération face à des policiers bien décidés à mener leur
mission jusqu'au bout. "Vous verrez, quand on aura décollé, ils vont se
calmer, on a l'habitude", proclame l'un d'entre eux. Comme si nous avions
envie de nous "habituer" à l'inacceptable!
La patrie des droits de l'homme en prend un coup dans les propos tenus par
les plus remontés. Un jeune homme s'énerve. Son aîné demande du champagne
pour tout le monde! Rires à nouveau. Un passager utilise son portable pour
prendre des photos. Un autre prend à partie une policière noire de peau:
"Comment pouvez vous infliger ce traitement à vos frères?"
L'échange est poli mais tendu. "Je ne suis pas raciste", répond-elle. "Je ne
vous ai pas accusé de racisme", rétorque le passage. Enfin la décision du
seul maître à bord, le commandant, tombe: les sans-papiers sont débarqués. L'opération
d'expulsion par la force est annulée. Vague d'applaudissements. On a réussi!
La PAF monte à bord, et débarque quatre passagers
Réussi quoi, au fait? Les deux expulsables seront sans doute acheminés sur
un autre vol. A moins que ce répit ne leur offre une nouvelle chance. On a
réussi au moins à prouver que la protestation, ça marche. Une mauvaise joie
qui devient vite amère, car la PAF (police de l'air et des frontières en
habit) est appelée en renfort. Douze à quinze agents montent à bord.
Démonstration de force à l'égard des vilains passagers solidaires. Quatre d'entre
nous sont débarqués: le voisin immédiat des sans papiers -dont le seul tort
est de ne pas avoir supporter l'insupportable imposé par l'attribution des
places au moment de l'embarquement-, le photographe, celui qui a pris à
partie la jeune policière noire, ainsi que le jeune homme le plus énervé.
Pour eux, il y a un prix à payer: garde à vue assurée, poursuites
judiciaires éventuelles pour "trouble à l'ordre public" ou "outrage à agent
de la force publique", difficulté à conserver des papiers s'ils n'ont pas la
nationalité française, et une perte sèche pour le voyage: leur billet est
définitivement perdu, "ils risquent même d'être classés indésirables sur les
vols d'Air France", explique le commandant.
Constant dans sa volonté d'apaisement, il revient nous voir après le
décollage pour expliquer la position d'Air France, -de fait réquisitionné
par le ministère de l'Intérieur-, ses devoirs en tant que commandant de
bord, et bien sûr son devoir de réserve sur ses positions personnelles!
Commentaire moins politiquement correct de l'un des membres de l'équipage:
depuis la présidentielle, les mesures de rétorsion à l'égard des passagers
solidaires des expulsés sont de plus en plus courantes.
Révoltés par la procédure d'expulsion, écoeurés par le sort réservé à quatre
d'entre nous (dont nous ne connaissons même pas les noms!), nous décidons de
ne pas en rester là. Un projet de lettre ouverte à Air France circule,
rendez-vous est pris à Lomé pour finaliser le texte. Etonnamment, plusieurs
membres de l'équipage nous encouragent: "Faites le savoir, nous ne pouvons
rien dire, mais franchement, on n'en peut plus." Des propos livrés bien sûr
sous couvert d'anonymat.
Domyovo
09:17 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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10.08.2007
Fatimatou est libre !
La jeune guinéenne pour laquelle nos collectifs ont organisé une manifestation mercredi devant l'Office des Etrangers à Bruxelles et une autre ce vendredi matin devant le Palais de Justice de Liège, a été libérée en fin d'après-midi, nous vous présentons ci-dessous quelques photos de la manifestation du CRACPE de ce matin à Liège :
Cliquez sur les diapos pour les voir en + grand :
21:22 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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09.08.2007
Soutien Fatimata
Lu sur Belga :
Une quarantaine de personnes ont manifesté ce mercredi après-midi devant le siège de l'Office des étrangers pour réclamer une régularisation de tous les sans-papiers en Belgique. Ils ont notamment attiré l'attention sur le cas d'une jeune Guinéenne, détenue depuis un mois au centre fermé 127bis dans l'attente d'une expulsion. Des organisations de défense des sans-papiers manifestent régulièrement devant l'Office des étrangers.
"Si nous sommes là, c'est parce qu'il y a toujours des milliers de personnes sans-papiers en Belgique qui veulent vivre dignement. Ils veulent le droit au logement, au travail et à la santé", a souligné Oscar Flores, porte-parole du CRER, la Coordination contre les rafles, les expulsions et pour la régularisation à l'origine de
"Quand une femme demande une protection contre des discriminations sexuelles ou des violences sexuelles qui sont autorisées dans son pays mais interdites en Belgique, elle ne l'obtient généralement pas", dénonce Fanny Filosof, membre du Colfen. Ce collectif féministe bruxellois, créé après la mort de Semira Adamu, apporte une aide à des femmes en détresse. (belga)
Rendez-vous ce vendredi 10 août à 8 h 45 devant le Palais de Justice de Liège pour soutenir Fatimata.
02:07 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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07.08.2007
CAMP DE CONCENTRATION PRIVATISE !
Révolte au centre de rétention pour immigrés et demandeurs d'asile de Campsfield House (Oxfordshire) : 14 évadés

AUTEUR: The Independent
Traduit par Fausto Giudice
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3529&lg=fr
sélectionné par M.M. & D http://groups.google.be/group/medias-mensonges-desinforma...

La police recherche les 14 évadés du centre d'immigration (sic)
Des policiers accompagnés de chiens et appuyés par un hélicoptère recherchaient encore la nuit dernière les 14 détenus échappés d'un centre d'immigration sujet à des troubles dans l'Oxfordshire.
Des policiers en tenues de combat avaient été envoyés au centre de Campsfield House après qu'un feu avait éclaté près de réservoirs de gaz propane à côté des cuisines samedi. Dans la foulée, 26 détenus se sont évadés mais 12 ont été repris.
Les tensions dues aux conditions étaient montées tout au long de la semaine dernière. Les détenus avaient mené une grève de la faim d'une journée et avaient refusé à deux reprises de rentrer dans leurs chambres pour
Un détenu a raconté que des détenus échappés du bâtiment principal étaient parvenus à forcer la clôture : << Certains d'entre eux ont allumé un feu près des réservoirs de gaz pour faire diversion. L'alarme a sonné et rapidement on nous a faits sortir, les gens se sont mis à escalader la clôture et à forcer le portail. Les gardiens ont été pris au dépourvu ; ils ne savaient pas quoi faire. >>
Le Superintendant Robin Rickard, de la police de la Vallée de la Tamise a déclaré: "J'appelle le public à nous contacter immédiatement s'ils voient quelqu'un dont ils pourraient croire qu'il s'agit d'un des individus concernés
Damian Green, le ministre de l'Immigration du cabinet de l'ombre (opposition conservatrice) a déclaré: "Ceci est une conséquence inévitable du fait que le gouvernement remplit les centres de détention d'immigrés de prisonniers étrangers qu'il n'a pas réussi à expulser. Tant que le gouvernement n'aura pas maîtrisé le problème du surpeuplement des prisons, les problèmes continueront à déborder et à causer des tensions dangereuses dans les centres de détention pour immigrés"
Après un incendie et une émeute à Campsfield en mars dernier, au cours desquels plusieurs gardiens et détenus ont été blessés, un rapport du ministère de l'Intérieur (Home Office) avait conclu que le surpeuplement, les conditions matérielles lamentables et les retards bureaucratiques pourraient mener à de nouvelles émeutes dans ces centres. Il mettait aussi en garde contre le danger que des détenus étrangers soient tentés de participer à de tels troubles car, menacés d'expulsion, ils considèrent qu'ils ont peu de choses à perdre.
Campsfield, un ancien établissement pour jeunes délinquants, a connu de nombreuses protestations de détenus grimpés sur les toits, émeutes et grèves de la faim depuis qu'il a été converti en centre de détention pour immigrés en 1993.
Il s'agit du seul des 10 centres de détention britanniques pour immigrés à être géré par l'entreprise US Global Expertise in Outsourcing (GEO*). La même entreprise a aussi un contrat de gestion d'un "centre d'opérations pour migrants" au camp de détention US de Guantanamo Bay. GEO se définit comme "leader mondial dans la gestion privatisée d'établissements carcéraux".
Mais ceux qui font campagne contre Campsfield disent que les conditions s'y sont détériorées depuis que GEO a pris le relais, et ont averti que le soulèvement de ce week-end ne serait sûrement pas le dernier.
Bob Hughes, de la Campagne "Fermez Campsfield" a dit : "Depuis que GEO est arrivé, on a vu une forte réduction des périodes pendant lesquelles les détenus peuvent être ensemble, et une détérioration aussi bien dans la nourriture que dans les soins médicaux. >>
Construit pour héberger 196 prisonniers, le centre est Presque toujours au maximum de sa capacité, et l'on rapporte que 3 ou 4 détenus partagent une cellule prévue pour un seul détenu.
Un détenu a dit: "Nous sommes trois dans ma cellule, sans ventilation. On cuit là-dedans. En prison, au moins, on sait quand on sortira ; ici on ne sait pas quel sort nous attend."
Donna Covey, directrice exécutive du Conseil des réfugiés a déclaré: "Les rapports continuent d'affluer sur l'horreur à Campsfield et dans les autres centres de détention : ce n'est donc pas surprenant que ces gens - qui sont souvent détenus pour de longues périodes - cherchent désespérément à s'évader. >>
Qu'est-ce que Campsfield et pourquoi faut-il le fermer ?
Par Campaign to Close Campsfield
Campsfield House est un Centre de détention pour immigrés situé à Kidlington, à
Les détenus à Campsfield "House" sont enfermés derrière une clôture surmontée de barbelés haute de six mètres. Le centre est sous surveillance vidéo et les parents et amis en visite doivent passer cinq contrôles à travers des portes télécommandées. Il y a un système envahissant d'annonces par haut-parleurs qui retentissent partout, y compris dans les cellules où es détenus dormant. Campsfield House est en fait une prison de haute sécurité.
*GEO
Le groupe GEO, dont le siège social est à Boca Raton en Floride, est le résultat de la fusion entre une filiale de
Source : http://news.independent.co.uk/uk/crime/article2838657.ece
Article original publié le 6 août 2007
Sur l'auteur
Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner l'auteur, le traducteur, le réviseur et la source.
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3529&lg=fr
23:26 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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URGENCE !
RASSEMBLEMENT
CE VENDREDI 10 AOUT à 8 H 45
CRACPE : cracpe@skynet.be - http://cracpe3.skynetblogs.be
C.R.E.R. http://regularisation.canalblog.com/ - coordsanspapiersbxl@yahoo.fr
C.S.P.L. (Collectif de sans papiers en lutte) - 0474 50 36 55
22:27 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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20.07.2007
21 juillet 2007
22:24 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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02.07.2007
7 juillet - Repas du CRACPE
22:45 Écrit par Chevaljak dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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30.06.2007
Le lien sur le quel il faut cliquer !
16:34 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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24.06.2007
Le CRACPE à LîDjibouti
Notre collectif avait installé un stand aux "5 Heures de LîDjibouti" ce samedi 23 juin 2007, allez donc voir les images de cette fête très réussie sur le blog de l'association :
http://lidjibouti.skynetblogs.be vous pouvez aussi aller voir leur forum : http://lidjibouti.aceboard.fr
23:22 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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18.06.2007
Photos de la manif d'hier à BXL
Nous étions 8.000 à l'appel des deux grands syndicats FGTB et CSC à Bruxelles à manifester pour la régularisation des sans papiers, ci-dessous une belle série de photos à cliquer pour les agrandir, ces photos sont du webmestre du blog, libres de droits, n'hésitez pas à vous en servir, à les reproduire.
19:36 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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12.06.2007
MANIF DIMANCHE A BXL !
19:24 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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08.06.2007
Cela s'est passé en Belgique !
- Que les pratiques de traitements inhumains et dégradants lors des tentatives d’expulsion soient définitivement bannies des méthodes policières
- Une enquête rapide et effective concernant ces faits et, s’ils devaient être confirmés, des sanctions exemplaires à l’égard de leurs auteurs
- La suppression des centres fermés
C.R.E.R. – Bruxelles : INFO - http://regularisation.canalblog. com/
17:34 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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28.05.2007
C'est arrivé en France
Et cela peut arriver en Belgique aussi, nos libéraux s'entendant si bien avec Sarko...
L'équipe du cinéaste Laurent Cantet était présente dans l'avion. Témoignage.
Tabassage immédiat à bord du vol Paris-Bamako
Par Catherine COROLLER
QUOTIDIEN : lundi 28 mai 2007
http://www.liberation.fr/actualite/societe/256475.FR.php
«nous partions à Bamako tourner quelques scènes de mon prochain film»,
raconte le réalisateur Laurent Cantet (Ressources humaines, l'Emploi du
temps). «Et au moment où les portes de l'avion allaient se refermer, on a
entendu des hurlements», poursuit son assistant et directeur de production,
Michel Dubois. Une bagarre vient d'éclater à l'arrière de l'appareil d'Air
France 796 à destination de la capitale du Mali. Le décollage était prévu à
16 h 40 samedi. L'embarquement s'était passé tout à fait normalement. Les
passagers ne savaient pas qu'un sans-papiers en cours d'expulsion de la
France vers le Mali devait voyager dans le même avion qu'eux.
«Grande violence». La suite est racontée par Laurent Cantet, Michel Dubois
et des membres de l'équipe de tournage. Ce qu'ils ont vécu était si dur que,
dans la nuit de samedi à dimanche, ils ont couché leur témoignage par écrit.
Le Réseau Education sans frontières (RESF), auquel appartient le cinéaste,
s'est chargé hier de le diffuser.
Michel Dubois est assis au fond de l'appareil. Il se retourne. Voit deux
personnes en civil tentant de contenir un Noir assis au dernier rang, qui se
débat violemment. «On s'est demandé s'il s'agissait d'une agression entre
passagers», raconte-t-il. Plusieurs personnes s'interposent. Les individus
en civil révèlent alors leur état de policiers. «S'ensuit une scène d'une
grande violence, raconte Laurent Cantet. Les flics étaient à genoux sur le
mec. L'un semblait vouloir l'étrangler, l'autre lui assénait des grands
coups de poing dans le ventre.» Les hurlements du Noir se transforment en
râles. «Sous les huées des passagers, l'homme finit par être immobilisé et
sanglé», témoignent les collaborateurs de Laurent Cantet. La scène a duré
dix bonnes minutes.
Dans l'avion, et plus précisément à l'arrière, beaucoup de voyageurs sont
Noirs, et réagissent particulièrement mal. «Un passager a filmé la scène
avec son téléphone portable», raconte Laurent Cantet. Une policière qui
semble être la responsable de l'opération «menace alors d'arrestation les
personnes les plus proches et photographie les protestataires». Elle leur
explique que l'homme n'est pas un simple sans-papiers mais un «double peine»
; en clair, un repris de justice condamné à une peine de prison et à
l'expulsion de France. Le passager, lui, semble avoir perdu connaissance.
«Il a fait une sorte de crise d'épilepsie», témoigne Michel Dubois. Les
policiers décident de l'évacuer.
«On l'a vu passer avec les yeux révulsés, la langue qui pendait, de la bave
autour de la bouche, rapporte Laurent Cantet. Quelqu'un l'a ensuite aperçu
par le hublot dans une ambulance avec un masque à oxygène.» Les témoins sont
sous le choc. «Beaucoup imaginent que l'homme est mort, ce qui fait encore
monter d'un cran l'émotion.» Une hôtesse et plusieurs passagères pleurent.
Une fois l'homme débarqué, «une bonne dizaine d'agents de la police de l'air
et des frontières [la PAF, ndlr] font irruption dans l'appareil»,
poursuivent les collaborateurs de Laurent Cantet. Le cinéaste pense que les
policiers sont à la recherche de celui qui a filmé la scène. Mais ils ne
parviennent pas à l'identifier. Et repartent avec Michel Dubois. «J'ai été
désigné par la responsable de l'opération comme celui qui avait mené
l'opposition à cette action extrêmement violente», témoignait-il hier. De
nouveau des passagers protestent, refusant de s'asseoir et de se calmer. Un
policier remonte alors à bord de l'avion pour leur proposer, selon Laurent
Cantet, «un marché incroyable : Michel pourrait réembarquer à condition que
l'expulsé le soit aussi». Un autre policier indique que Michel Dubois a été
placé en garde à vue, et menace les protestataires du même sort.
Vol annulé. L'affrontement dure depuis une bonne heure. Il est près de 18
heures. Le commandant de bord annonce que le vol est annulé. Dans son
message, il évoque «les "manoeuvres" d'un individu refusant d'être reconduit
dans son pays d'origine», et «les manifestations d'une minorité de
passagers», affirment les collaborateurs du cinéaste. Dans l'aérogare, les
policiers sont toujours, selon Laurent Cantet, à la recherche du
photographe. Michel Dubois, lui, a été relâché vers 22 heures. Apparemment
sans que des poursuites aient été engagées contre lui, affirmait hier son
avocate, Dominique Noguères.
Du côté d'Air France, un porte-parole de la direction banalisait l'affaire,
confirmant qu'un «reconduit à la frontière a protesté, à la suite de quoi il
y a eu une petite réaction d'hostilité, semble-t-il, de certains passagers».
Le commandant de bord, estimant alors «que les conditions de sécurité
n'étaient pas entièrement réunies pour que le vol ait lieu sereinement», a
préféré l'annuler.
Du côté du gouvernement, le ministère de l'Intérieur, dont dépend la PAF,
renvoie désormais sur le nouveau ministère de l'Immigration, de
l'Intégration, du Codéveloppement et de l'Identité nationale. La version des
policiers telle que la rapporte un collaborateur du ministre Brice Hortefeux
est évidemment différente. Selon lui, l'expulsé est un «ressortissant malien
âgé de 50 ans faisant l'objet de deux interdictions du territoire». Calme
dans un premier temps, l'homme se serait ensuite montré «surexcité»,
ameutant les passagers, «assénant un coup de tête et mordant l'un des trois
policiers qui l'escortaient si bien que la PAF a dû intervenir pour prêter
main-forte à l'escorte». Pris d'un malaise, le Malien aurait ensuite été
débarqué de l'avion et examiné par un médecin qui a jugé son état compatible
avec un placement en garde à vue. Sous le coup d'une plainte pour
«opposition à une mesure d'éloignement, refus d'embarquement et coups et
blessures contre un policier», il sera jugé aujourd'hui en comparution
immédiate.
Face à la multiplication des poursuites contre des citoyens ayant tenté de
s'opposer à l'expulsion de sans-papiers, les animateurs du RESF qui
défendent les parents sans papiers d'enfants scolarisés ont annoncé la
création d'un collectif de «défense coordonnée des victimes de la
criminalisation de la solidarité».
12:11 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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25.05.2007
Vottem : grève de la faim
Communiqué de presse
Depuis 15 jours déjà, deux personnes détenues au centre fermé pour étrangers de Vottem, d'origine kurde, sont en grève de la faim. Aucune solution n'est intervenue quant à leur situation; leur santé, leur vie sont maintenant en danger!
Monsieur CISSEK et Monsieur VANDETTIN sont tous les deux kurdes et de nationalité turque. Ils ont vu leurs demandes d'asile refusées alors qu'ils ont été poursuivis en Turquie comme déserteurs et sont considérés comme militants de la cause kurde. L'un et l'autre craignent de très graves persécutions s'ils devaient être expulsés vers la Turquie.
L'un et l'autre ont des attaches en Belgique, lieu qu'ils ont choisi depuis plusieurs années comme terre d'accueil, y rejoignant de la famille, des amis. L'un attend une réponse à une nouvelle demande d'asile, l'autre une réponse à une demande de régularisation.
Comme beaucoup d'autres, ils sont victimes de la politique restrictive de l'Etat belge en matière d'asile et des procédures expéditives de l'Office des Etrangers. Rappelons que selon les années, entre 85 et 90% des demandes d'asiles sont refusées! Le demandeur d'asile est le plus souvent considéré comme suspect ou "fraudeur"...
Monsieur CISSEK et Monsieur VANDETTIN n'ont pas été entendus, compris; c'est pour cela qu'ils ont décidé de mener une grève de la faim, en dernier recours, n'hésitant à mettre leur vie en danger, lorsqu'il n'y a plus d'autre choix possible...
Nous ne comprenons pas l'attitude de notre gouvernement, qui d'un côté, avec d'autres gouvernements de l'Union Européenne, pose comme condition de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne le respect des Droits de l'homme et d'un autre côté expulse vers la Turquie des personnes qui seront les victimes des atteintes à ces mêmes Droits de l'Homme! Si ces personnes devaient être expulsées, c'est l'Etat belge qui deviendrait à son tour auteur des persécutions!
Le CRACPE demande la libération immédiate de ces deux personnes et réaffirme sa revendication d'une politique d'asile et d'immigration respectant les Droits Humains, ce qui implique la suppression des centre fermés et l'arrêt des expulsions.
Le CRACPE sera présent, comme chaque semaine, autour du centre fermé de Vottem, ce samedi entre 16H et 17H.
Pour tout renseignement complémentaire: l'avocate de Monsieur CISSEK est Maître Fanny Cotton 04. 342 30 50; l'avocat de Monsieur VANDETTIN est Maître Jean-Paul Brilmaker 04. 252 02 22.
En vous remerciant de l'attention portée à ce communiqué,
pour le CRACPE,
France Arets (0497 54 24 33)
17:55 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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20.05.2007
Photos Manif 19 mai 07 BXL
22:02 Écrit par Chevaljak dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17.05.2007
127bis
DEPART 15h à la gare de Nossegem
23:58 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Un mail de nos amis du CLEA
Face à la multiplication des cas de criminalisation des contestataires en
Belgique et ailleurs, le Clea réagit.
Nous appelons à l'unité de tous les démocrates et de tous les progressistes
contre la répression des mouvements sociaux, pour une démocratie réelle et
non formelle. Ceci passe aujourd'hui par la remise en question de la loi
antiterroriste belge de 2003 (vous pourrez prochainement signer une motion à
ce sujet sur notre site leclea.be ; en attendant, lisez l'attaché de ce
mail).
Incroyable? Des altermondialistes liégeois écoutés et poursuivis pour avoir
organisé une manifestation pacifique :
http://petitions.agora.eu.org/missurecoute/index.html
Scandaleux ! Greenpeace assimilé à une association de malfaiteurs :
http://www.greenpeace.org/belgium/fr/gp-vs-electrabel/lib...
Malhonnête ! Le procureur au « procès DHKP-C » Delmulle soutient qu'il existe
des camps terroristes en Belgique :
http://www.leclea.be/#obsession
En Belgique, comme ailleurs, tout devient possible : la remise en question de
nos libertés fondamentales comme la condamnation d'opposants politiques.
Réagissez, informez-vous sur notre site, participez à nos actions, militez à
nos côtés...
Les prochains rendez-vous du Clea sont disponibles sur :
http://www.leclea.be/#rdv (avec notamment) :
- Le 17 mai (auhourd'hui) : dans le cadre du cinéma d'Attac à l'Arenberg se
déroulera une conférence avec Bahar Kimyongür et Peter de Smet (Greenpeace) :
http://www.bxl.attac.be/spip/spip.php?article645
- Le 31 mai au Nova sera projeté le film « Résister n'est pas un crime »...
Attention notre débat avec les têtes de liste aux élections initialement prévu
ce soir est postposé
A très bientôt...
16:39 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14.05.2007
Toutes et tous à la Manif à Bxl Samedi !
Samedi 19 mai 2007
Manifestation nationale de lUDEP
Rassemblement : 14h00 à la gare du midi à Bruxelles
Le ministre de lintérieur mène actuellement une opération de régularisation au cas par cas sur base des critères opaques et incohérents. Labsence de critères clairs, justes et objectifs conduit droit à larbitraire. Cest ainsi que certaines personnes sont régularisées pendant que dautres sont arrêtées, détenues et expulsées quotidiennement alors que leur situation justifierait également une régularisation de séjour. La criminalisation de limmigration, les durcissements successifs de la législation sur le séjour ont placé les primo-migrants, contraints de sinstaller sans autorisation légale, dans une situation où ils nont dautre choix que celui de la clandestinité. La clandestinité, cest la précarité, et souvent, lexploitation par différents réseaux de patrons peu scrupuleux sans oublier les marchands de sommeil
La récente modification de la loi du 15 décembre 1980 relative au séjour, à létablissement et à léloignement des étrangers consacre la politique lAutruche
car elle napporte aucune réponse à la situation des milliers de sans papiers qui se trouvent actuellement en Belgique. Le gouvernement doit dabord régler la situation des personnes qui vivent sur son territoire en procédant à une opération de régularisation avant de se préoccuper du sort de ceux qui ne sont pas encore là (la nouvelle réforme ne concerne que les futurs arrivants)
En novembre 2006, quatre gardiens de Vottem ont dénoncé dans les médias des graves maltraitances, en particulier le sort réservé aux personnes détenues malades ou atteintes de troubles psychiatriques : placement en isolement au cachot, sans soins, pendant plusieurs jours
et depuis lors ce qui a changé ? En mars 2007, deux infirmières ont révélé linjection de neuroleptiques dangereux pour calmer certains détenus
Faut-il encore rappeler que dans les centres fermés pour étrangers se trouvent des personnes qui nont commis aucun délit ? Que des enfants sont détenus et souffrent ? Que lactuelle politique restrictive en matière dasile et dimmigration signifie lexpulsion vers la dictature, la guerre, la misère
au mépris des attaches qui ont été créées en Belgique et des droits humains les plus élémentaires ?
Cest pourquoi lUdep lutte notamment pour :
1. la mise en place dune commission indépendante de régularisation qui devra traiter les dossiers indépendamment du pouvoir discrétionnaire du ministre de lintérieur sur base des critères clairs et objectifs.
2. la suppression des centres fermés et de tous les lieux de non-droits.
Le 10 juin prochain, les Belges seront appelés à élire leurs futurs représentants au niveau fédéral. Avec votre soutien, lUdep compte faire inscrire ses revendications à lagenda des négociations lors de la formation du prochain gouvernement
REJOIGNEZ-NOUS, SOYONS NOMBREUX A
Inscription : UDEP/Liège : 0487.131 154 CRACPE : cracpe@skynet.be ou 04.232.01.04 (de 17h00 à 18h30)
Lieu de rassemblement à Liège : Gare des Guillemins à 11h15
Editeur responsable : José Mukadi, UDEP rue Darchis 6 4000 Liège Ne pas jeter sur la voie publique
23:21 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12.05.2007
Soutenir Aït !
Sans une solution ici en Belgique "Ait" est condamne a MORT !!
CRER - Coordination pour la régularisation et la libre circulation des
personnes
Mai 2007
Monsieur Ait Razi Amine est Algérien, il a 19 ans et il est arrivé en
Belgique le 28 mars à l’aéroport de Bruxelles. Il fuyait son pays et
voulait demander l’asile en France ou une partie de sa famille vit. Il a été
arrêté à l’aéroport, enfermé d’abord au 127 à Zaventem pendant plusieurs
jours et est actuellement au centre fermé 127bis. Il a fait le 20 avril une
demande d’asile qui a été refusé ce 9 mai 2007. Son avocat a fait le 9 mai
un recours en extrême urgence !!!
Ait est originaire de la Kabylie, ou il vivait avec sa famille. Un jour
plusieurs hommes armés ont voulu l'enrôler dans les brigades terroristes qui
sèment la peur actuellement en Algérie. Amine a résisté et a refusé de
collaborer. Il a été pourchassé par ces hommes et a du fuir le pays ou il
était en danger de mort, sous une fausse identité.
Il est soutenu par plusieurs associations des Droits de l’Homme, par des
élus en France et par le maire de la ville où vit une partie de sa famille
en France
Sa famille en France nous a contacté pour demander notre aide, ils sont très
inquiets sur le sort de Amine, ils pensent que si il rentre au pays sa vie
sera en danger. Ils veulent que Amine vive auprès d'eux en France et sont
prêts à le prendre à leur charge, mais sans une solution ici en Belgique Ait
est condamné à MORT !!
Nous possédons le témoignage de Monsieur Ait Razi, de sa famille en France
et un appel à notre Ministre de l’intérieur, du maire de Charleville-
Mézières
On demande à tous d’écrire et faxer, d’envoyer des mails de tel à l’office
des Etrangers et au cabinet du ministre de l'interieur pour que ce Monsieur
soit accepté en temps que réfugié politique en Belgique.
Num. de Dossier de Ait a l'Office des Etrangers ; 6065275
Cabinet du Ministre de l'Intérieur
Adresse : 2, rue de la Loi - 1000 Bruxelles
Tél : 02 504 85 13
Fax : 02 504 85 00 - 02 504 85 80
Email : patrick.dewael@ ibz.fgov. be
l'Office des étrangers
World Trade Center, tour II
Chaussée d'Anvers 59B
1000 BRUXELLES
Tél: 02/206.15.99
Merci pour lui
C.R.E.R. – Bruxelles : INFO - http://regularisation.canalblog.com
Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33
17:23 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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19 mai 2007 à Bruxelles
10:06 Écrit par Chevaljak dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Problème technique
Ce matin le webmestre a fait une fausse manoeuvre et a fermé le blog CRACPE 2, donc il lance directement le blog CRACPE 3, la suite de la saga du Collectif de Résistance Aux Centres Pour Etrangers sur Skynet.
Si vous aviez mis CRACPE 2 dans vos favoris, changez vite l'URL.
C'est très embêtant mais on ne peut rien y faire et l'erreur reste encore humaine.
09:48 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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