21/08/2007

Avant-goût d'orange BLEUE

Le récit qui suit nous vient de nos amis de France, de cette France qui a installé un des amis de Dewael et Reynders au pouvoir...

Les passagers d'un vol d'Air France à destination de Lomé ont réussi à
éviter l'expulsion de deux sans-papiers jeudi. Témoignage.
Deux sans-papiers qui devaient être expulsés vers Lomé, au Togo, ont obtenu
un répit grâce à la solidarité d'une partie des passagers du vol d'Air
France. Ces procédures d'expulsion, en voie de banalisation, devient vite
insupportable, inacceptable lorsque on se retrouve embarqué dans cette
galère peu reluisante. C'était mon cas, et voici mon témoignage.

Aéroport Charles de Gaulle, terminal 2C. Vol AF848 en partance pour Lomé,
13h20 le jeudi 16 août. Pour une fois il fait beau à Paris, et là où l'on va
le soleil nous attend, vacances! Ce vol d'Air France à destination du Togo
est quasiment complet, beaucoup d'entre nous profitent de l'été pour rendre
visite à la famille.

Mais lorsqu'on monte dans l'avion, notre humeur de vacanciers est vite
plombée: place à la violence policière propre à la politique menée depuis
quelques années par le ministère français de l'Intérieur en matière de
reconduite à la frontière des sans-papiers. Car pour tous ceux qui sont
placés à l'arrière de l'appareil, après le sourire des hôtesses, ce sont des
cris sourds, des grognements qui nous accueillent. Des plaintes qui
proviennent des dernières rangées du milieu.

Très vite, les protestations fusent

Je distingue le visage d'une jeune femme noire, visiblement entravée, en
souffrance. Elle est entourée de deux hommes costauds, debout autour de son
siège, ils essaient de la maintenir en position assise, ils portent des
gants comme pour se protéger. Ce sont des policiers en civil. Chair de
poule. Me voilà en état de choc, non pas dans un mauvais scénario mais dans
la réalité -hélas en voie de banalisation- d'une expulsion forcée.
La colère monte en moi, mais il faut parer au plus pressé: expliquer à mon
enfant âgé de 5 ans ce qui se passe. Devant nous, une petite fille pleure
déjà. Autour, l'énervement le dispute à l'incrédulité. Très vite, les
protestations fusent. "Pas question de supporter ces cris pendant six heures
de vol", en écho: on a payé assez cher pour voyager sur Air France, on veut
un vol dans des conditions normales. Considérations sanitaires d'un passager
âgé de plus de 50 ans: "Je suis cardiaque, je ne veux pas risquer un
accident cardiovasculaire."

Les langues se délient. En mina de préférence. Dans ce patois parlé à Lomé
(dérivé de la langue ewé) les hommes s'interpellent et le ton monte. Et il n'y
a pas que des réactions de "clients de la compagnie Air France", mais aussi
tout simplement de l'indignation. Nous voilà complices par la force d'une
politique et d'une procédure d'expulsion que la plupart d'entre nous
réprouvent.

Un policier passe pour faire un peu de "com". Plutôt sympa, il nous explique
la situation: "Cet homme et cette femme a priori originaire de République
démocratique du Congo sont arrivés avec de faux papiers, ils sont là depuis
douze jours, alors on est obligé de les ramener par la compagnie sur
laquelle ils sont entrés en France et dans le pays d'où ils sont partis."

"Si vous ne leur donnez pas de papiers ils sont bien obligés d'en acheter
des faux", rétorque mon voisin, goguenard. Les échanges sont encore polis et
le rire qui ponctue les commentaires faits en français ou en mina trompe
peut-être le "gentil" policier venu calmer le jeu. En fait, la tension
monte.
Un couple part négocier avec le commandant de bord

Dans le fond, les geignements continuent, une passagère psychologue parle
doucement à la jeune femme pour la calmer mais elle explique qu'elle veut
rester en France à tout prix, pas question pour elle de retourner en RDC.
Son compagnon d'infortune a ses habits déchirés. Leur rébellion a contaminé
l'ensemble des voyageurs installés à proximité.

Deux enfants voyageant seuls, à deux pas des deux malheureux, sont en
larmes. Pères ou mères s'insurgent. Le personnel naviguant est visiblement
de plus en plus en difficulté pour gérer la situation. Bien avant que la
colère ne gronde, des passagers ont entrepris une démarche discrète. M. et
F., un couple franco togolais qui rentre chaque année au pays, sont allés
voir le commandant de bord, pour exiger qu'il fasse débarquer ces passagers
"malgré eux". Lui seul a le pouvoir de débloquer la situation.

Quand il arrive enfin pour constater de visu une ambiance survoltée, les
passagers sont partagés entre le soulagement d'avoir un nouvel interlocuteur
de poids, et l'exaspération face à des policiers bien décidés à mener leur
mission jusqu'au bout. "Vous verrez, quand on aura décollé, ils vont se
calmer, on a l'habitude", proclame l'un d'entre eux. Comme si nous avions
envie de nous "habituer" à l'inacceptable!
La patrie des droits de l'homme en prend un coup dans les propos tenus par
les plus remontés. Un jeune homme s'énerve. Son aîné demande du champagne
pour tout le monde! Rires à nouveau. Un passager utilise son portable pour
prendre des photos. Un autre prend à partie une policière noire de peau:
"Comment pouvez vous infliger ce traitement à vos frères?"

L'échange est poli mais tendu. "Je ne suis pas raciste", répond-elle. "Je ne
vous ai pas accusé de racisme", rétorque le passage. Enfin la décision du
seul maître à bord, le commandant, tombe: les sans-papiers sont débarqués. L'opération
d'expulsion par la force est annulée. Vague d'applaudissements. On a réussi!

La PAF monte à bord, et débarque quatre passagers

Réussi quoi, au fait? Les deux expulsables seront sans doute acheminés sur
un autre vol. A moins que ce répit ne leur offre une nouvelle chance. On a
réussi au moins à prouver que la protestation, ça marche. Une mauvaise joie
qui devient vite amère, car la PAF (police de l'air et des frontières en
habit) est appelée en renfort. Douze à quinze agents montent à bord.
Démonstration de force à l'égard des vilains passagers solidaires. Quatre d'entre
nous sont débarqués: le voisin immédiat des sans papiers -dont le seul tort
est de ne pas avoir supporter l'insupportable imposé par l'attribution des
places au moment de l'embarquement-, le photographe, celui qui a pris à
partie la jeune policière noire, ainsi que le jeune homme le plus énervé.

Pour eux, il y a un prix à payer: garde à vue assurée, poursuites
judiciaires éventuelles pour "trouble à l'ordre public" ou "outrage à agent
de la force publique", difficulté à conserver des papiers s'ils n'ont pas la
nationalité française, et une perte sèche pour le voyage: leur billet est
définitivement perdu, "ils risquent même d'être classés indésirables sur les
vols d'Air France", explique le commandant.
Constant dans sa volonté d'apaisement, il revient nous voir après le
décollage pour expliquer la position d'Air France, -de fait réquisitionné
par le ministère de l'Intérieur-, ses devoirs en tant que commandant de
bord, et bien sûr son devoir de réserve sur ses positions personnelles!
Commentaire moins politiquement correct de l'un des membres de l'équipage:
depuis la présidentielle, les mesures de rétorsion à l'égard des passagers
solidaires des expulsés sont de plus en plus courantes.

Révoltés par la procédure d'expulsion, écoeurés par le sort réservé à quatre
d'entre nous (dont nous ne connaissons même pas les noms!), nous décidons de
ne pas en rester là. Un projet de lettre ouverte à Air France circule,
rendez-vous est pris à Lomé pour finaliser le texte. Etonnamment, plusieurs
membres de l'équipage nous encouragent: "Faites le savoir, nous ne pouvons
rien dire, mais franchement, on n'en peut plus." Des propos livrés bien sûr
sous couvert d'anonymat.

Domyovo

09:17 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/08/2007

Fatimatou est libre !

La jeune guinéenne pour laquelle nos collectifs ont organisé une manifestation mercredi devant l'Office des Etrangers à Bruxelles et une autre ce vendredi matin devant le Palais de Justice de Liège, a été libérée en fin d'après-midi, nous vous présentons ci-dessous quelques photos de la manifestation du CRACPE de ce matin à Liège :

Cliquez sur les diapos pour les voir en + grand :

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21:22 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/08/2007

Soutien Fatimata

Lu sur Belga :

Une quarantaine de personnes ont manifesté ce mercredi après-midi devant le siège de l'Office des étrangers pour réclamer une régularisation de tous les sans-papiers en Belgique. Ils ont notamment attiré l'attention sur le cas d'une jeune Guinéenne, détenue depuis un mois au centre fermé 127bis dans l'attente d'une expulsion. Des organisations de défense des sans-papiers manifestent régulièrement devant l'Office des étrangers.

"Si nous sommes là, c'est parce qu'il y a toujours des milliers de personnes sans-papiers en Belgique qui veulent vivre dignement. Ils veulent le droit au logement, au travail et à la santé", a souligné Oscar Flores, porte-parole du CRER, la Coordination contre les rafles, les expulsions et pour la régularisation à l'origine de la manifestation. Les militants ont notamment réclamé la libération d'une Guinéenne de 22 ans, qui souhaite rester anonyme, en voie d'expulsion. Arrivée il y a trois ans en Belgique pour fuir un mariage forcé, elle s'est mariée à Liège il y a six mois. L'Office des étrangers a dit que c'était un mariage blanc et veut l'expulser, affirme M. Flores.

"Quand une femme demande une protection contre des discriminations sexuelles ou des violences sexuelles qui sont autorisées dans son pays mais interdites en Belgique, elle ne l'obtient généralement pas", dénonce Fanny Filosof, membre du Colfen. Ce collectif féministe bruxellois, créé après la mort de Semira Adamu, apporte une aide à des femmes en détresse. (belga)

Rendez-vous ce vendredi 10 août à 8 h 45 devant le Palais de Justice de Liège pour soutenir Fatimata.

02:07 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2007

CAMP DE CONCENTRATION PRIVATISE !

Révolte au centre de rétention pour immigrés et demandeurs d'asile de Campsfield House (Oxfordshire) : 14 évadés

sw


AUTEUR:   The Independent
Traduit par  Fausto Giudice

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3529&lg=fr
sélectionné par M.M. & D http://groups.google.be/group/medias-mensonges-desinforma...


Après la révolte/évasion du centre de rétention de Bari en Italie, le 29 juillet dernier, une nouvelle révolte a éclaté dans un autre camp de concentration européen pour immigrés indésirables, cette fois-ci au cOEur de la campagne anglaise, à Campsfield House. Cette révolte n'est pas la première, ni la dernière. Voici ce que rapporte le quotidien The Independent

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La police recherche les 14 évadés du centre d'immigration (sic)

Des policiers accompagnés de chiens et appuyés par un hélicoptère recherchaient encore la nuit dernière les 14 détenus échappés d'un centre d'immigration sujet à des troubles dans l'Oxfordshire.

Des policiers en tenues de combat avaient été envoyés au centre de Campsfield House après qu'un feu avait éclaté près de réservoirs de gaz propane à côté des cuisines samedi. Dans la foulée, 26 détenus se sont évadés mais 12 ont été repris.

Les tensions dues aux conditions étaient montées tout au long de la semaine dernière. Les détenus avaient mené une grève de la faim d'une journée et avaient refusé à deux reprises de rentrer dans leurs chambres pour la nuit. Les problèmes n'ont fait que s'accroître depuis que Campsfield a commencé à héberger des détenus étrangers en instance d'expulsion, mêlés à des demandeurs d'asile en attente d'examen de leur demande.

Un détenu a raconté que des détenus échappés du bâtiment principal étaient parvenus à forcer la clôture : << Certains d'entre eux ont allumé un feu près des réservoirs de gaz pour faire diversion. L'alarme a sonné et rapidement on nous a faits sortir, les gens se sont mis à escalader la clôture et à forcer le portail. Les gardiens ont été pris au dépourvu ; ils ne savaient pas quoi faire. >>

Le Superintendant Robin Rickard, de la police de la Vallée de la Tamise a déclaré: "J'appelle le public à nous contacter immédiatement s'ils voient quelqu'un dont ils pourraient croire qu'il s'agit d'un des individus concernés
Damian Green, le ministre de l'Immigration du cabinet de l'ombre (opposition conservatrice) a déclaré: "Ceci est une conséquence inévitable du fait que le gouvernement remplit les centres de détention d'immigrés de prisonniers étrangers qu'il n'a pas réussi à expulser. Tant que le gouvernement n'aura pas maîtrisé le problème du surpeuplement des prisons, les problèmes continueront à déborder et à causer des tensions dangereuses dans les centres de détention pour immigrés"
Après un incendie et une émeute à Campsfield en mars dernier, au cours desquels plusieurs gardiens et détenus ont été blessés, un rapport du ministère de l'Intérieur (Home Office) avait conclu que le surpeuplement, les conditions matérielles lamentables et les retards bureaucratiques pourraient mener à de nouvelles émeutes dans ces centres. Il mettait aussi en garde contre le danger que des détenus étrangers soient tentés de participer à de tels troubles car, menacés d'expulsion, ils considèrent qu'ils ont peu de choses à perdre.

Campsfield, un ancien établissement pour jeunes délinquants, a connu de nombreuses protestations de détenus grimpés sur les toits, émeutes et grèves de la faim depuis qu'il  a été converti en centre de détention pour immigrés en   1993.
Il s'agit du seul des 10 centres de détention britanniques pour immigrés à être géré par l'entreprise US Global Expertise in Outsourcing (GEO*). La même entreprise a aussi un contrat de gestion d'un "centre d'opérations pour migrants" au camp de détention US de Guantanamo Bay. GEO se définit comme "leader mondial dans la gestion privatisée d'établissements carcéraux".

Mais ceux qui font campagne contre Campsfield disent que les conditions s'y sont détériorées depuis que GEO a pris le relais, et ont averti que le soulèvement de ce week-end ne serait sûrement pas le dernier.
Bob Hughes, de la Campagne "Fermez Campsfield" a dit : "Depuis que GEO est arrivé, on a vu une forte réduction des périodes pendant lesquelles les détenus peuvent être ensemble, et une détérioration aussi bien dans la nourriture que dans les soins médicaux. >>

Construit pour héberger  196 prisonniers, le centre est Presque toujours au maximum de sa capacité, et l'on rapporte que 3 ou 4 détenus partagent une cellule prévue pour un seul détenu.

Un détenu a dit: "Nous sommes trois dans ma cellule, sans ventilation. On cuit là-dedans. En prison, au moins, on sait quand on sortira ; ici on ne sait pas quel sort nous attend."
Donna Covey, directrice exécutive du Conseil des réfugiés a déclaré: "Les rapports continuent d'affluer sur l'horreur à Campsfield et dans les autres centres de détention : ce n'est donc pas surprenant que ces gens - qui sont souvent détenus pour de longues périodes - cherchent désespérément à s'évader. >>


Qu'est-ce que Campsfield et pourquoi faut-il le fermer ?

Par Campaign to Close Campsfield

Campsfield House est un Centre de détention pour immigrés situé à Kidlington, à 10 km d'Oxford ; C'est une prison gérée par le groupe privé Group 4, sous la supervision d'officiers d'immigration du ministère de l'Intérieur. Après avoir été un centre de détention juvénile, il a réouvert en novembre 1993 comme Centre de détention pour immigrés.  Le conseil paroissial local y était opposé, mais le ministère de l'Intérieur est passé outre. Il y a 200 détenus à Campsfield House. La plupart sont des réfugiés politiques fuyant le danger, la torture et même la mort de pays comme le Nigeria, l'Algérie, le Ghana, la Turquie, l'inde et le Congo. Ils sont retenus sans inculpation, sans limite de temps, sans raisons clairement énoncées, et sans accès réel à une représentation juridique.  Amnesty International indique qu'il y a là des violations des droits humains reconnues au niveau international. L'ancien Inspecteur en chef de l'Inspection des prisons de SM, le Juge Stephen Tumim et la Fondation médicale pour les soins aux victimes de torture ont condamné les conditions à  Campsfield House.

Les détenus à Campsfield "House" sont enfermés derrière une clôture surmontée de barbelés haute de six mètres. Le centre est sous surveillance vidéo et les parents et amis en visite doivent passer cinq contrôles à travers des portes télécommandées. Il y a un système envahissant d'annonces par haut-parleurs qui retentissent partout, y compris dans les cellules où es détenus dormant.  Campsfield House est en fait une prison de haute sécurité.

 

*GEO

Le groupe GEO, dont le siège social est à Boca Raton en Floride, est le résultat de la fusion entre une filiale de la Wackenhut Corporation et du groupe danois Group 4. Dirigé par George Zoley et Wayne Calabrese,  il gère aujourd'hui 52 prisons aux USA, 6 en Australie et 1 en Afrique de Sud (KUTAMA SINTHUMULE, dans la Province du Nord), soit en tout 49 000 détenus, pour un chiffre d'affaire annuel de 612 millions de $ et avec 10 000 employés. Campsfield House est la seule prison gérée par le groupe en Grande-Bretagne. On ne peut pas dire que ça soit un succès...(NdT)

Source : http://news.independent.co.uk/uk/crime/article2838657.ece

Article original publié le 6 août 2007

Sur l'auteur

Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner l'auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3529&lg=fr


23:26 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

URGENCE !

Bonjour,
Le CRACPE vous invite à soutenir cette mobilisation en faveur du droit d'asile, en particulier pour les femmes victimes de violences sexistes.
L'enjeu est important!
Deux rendez-vous sont fixés (voir ci-dessous). Pour ceux qui peuvent se libérer et aller à Bruxelles ce mercredi, le train est à 13H58 et l'Office des Etrangers tout  à côté de la gare du Nord. Le deuxième rendez-vous est à Liège  vendredi devant le Palais de Justice à 8H45 avant que ce dossier soit traité au tribunal. Donc même si vous disposez de très peu de temps, ce serait bien d'être nombreux à 8H45 précises!
Merci de faire suivre, et déjà pour votre présence si possible...
France Arets (CRACPE)
 
 
COMMUNIQUE
 
 
Rappel de sinistre mémoire : l’assassinat de Sémira Adamu,  il y aura 9 ans ce 23 septembre 
 
Deux rassemblements sont organisés suite à l’enfermement en centre fermé depuis 2 mois d’une femme guinéenne qui a fui un mariage forcé.
Elle nous a fait savoir qu’elle ne voulait pas de rassemblement en sa faveur, ni de médiatisation de sa situation.
 
Nous maintenons  ces rassemblements  pour relancer le débat sur
 
Le Droit d’asile et les violences à l’encontre des femmes
 
La situation à risque d’expulsion de cette jeune femme est emblématique : en effet,  elle  concerne de nombreuses femmes venues chercher asile en Belgique/Europe pour échapper à l’oppression et aux violences sexuelles légales ou tolérées dans leur pays d’origine et celles commises à leur encontre dans les pays en guerre. 
 
Nous affirmons que tout renvoi dans leur pays d’origine des femmes qui tentent d’y échapper, d’autant plus que nous connaissons le sort qui les attend en cas de retour, est en infraction avec la Convention de Genève (appartenance à un certain groupe social) et les lois belges (qui les interdisent). 
 
.Nous exigeons que les violences faites aux femmes soient reconnues et ouvrent le droit à l’asile.
 

RASSEMBLEMENT

DEVANT L’OFFICE DES ETRANGERS
A BRUXELLES
CE MERCREDI 8 AOUT à 15 h.
Bd Albert 2 1000 Bruxelles
 
 
RASSEMBLEMENT
DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE DE LIEGE

CE VENDREDI 10 AOUT à 8 H 45

 
 
 
CRACPE : cracpe@skynet.be  -  http://cracpe3.skynetblogs.be
C.R.E.R.   http://regularisation.canalblog.com/  -  coordsanspapiersbxl@yahoo.fr
C.S.P.L. (Collectif de sans papiers en lutte)  -  0474 50 36  55
COLFEN (Collectif des femmes en noir contre les expulsions)
 
 
Contact : 0473 62 87 33

 

22:27 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |