14/09/2007

Angelica

RASSEMBLEMENT POUR SOUTENIR ANGELICA ET SA MAMAN
Mardi 18 septembre à 9h00 du matin
en face du palais de justice de Bruxelles 
Pour Angelica et sa maman la fin du calvaire n'est donc pas encore arrivée. Ce 18 septembre à 9h du matin elles devront passer devant un juge qui décidera de leur sort. Voici pourquoi il est nécessaire que la solidarité que nous avons démontrée lors des vacances d'été se donne rendez-vous à nouveau, pour cette petite fille Equatorienne, sa maman mais surtout pour toutes les petites Angelica et leurs parents enfermés illégalement dans les prisons pour étrangers.
Le visage de cette petite fille de 11 ans a fait le tour du monde et avec elle la triste réalité de tous les enfants et leurs parents qui vivent en Belgique les injustices de l'exploitation, parce que sans couverture sociale, sans aucun droit, SANS PAPIERS.
D'après les dirigeants belges ceci ne s'améliorera pas : de plus en plus de moyens étant choisis pour continuer la chasse aux indésirables.
Des enfants en prison ?
En Belgique une catégorie de la population est considérée par la loi comme indésirable, une sorte de criminels dangereux à chasser et enfermer, enfants y compris.
Depuis seulement deux ans le nombre d'enfants enfermés dans la prison pour étrangers s'est multiplié par << cinq >> et si l'inhumaine situation de la petite Angelica a servi à prendre conscience de cette réalité honteuse, nos décideurs politiques n'ont pas été plus émus que ça.
Cette petite fille et sa maman ont subi, et ce jusqu'à la dernière minute, toutes les violences physiques et psychologiques pratiquées lors d'une expulsion forcée, sans aucune considération de genre, d'âge ou de sexe.
Les enfants sans papiers vivent l'exploitation de leur condition sociale de manière plus violente et agressive. Et bien qu'ils aient le droit à la scolarité, celle-ci ne leur donne pas le droit à un diplôme ou une reconnaissance officielle au terme de leur parcours scolaire ; une fois celui-ci terminé, ils peuvent être expulsés vers leur pays d'origine.
Ceci même si des dizaines d'années se sont écoulées depuis leur arrivée en Belgique, sans parler des attaches culturelles et sociales créées grâce à leur fragile séjour.
Ces enfants sont littéralement << chassés >> quand un de leurs parents sans papiers est arrêté, l'objectif du ministère de l'intérieur est d'enfermer toute la famille afin de réussir l'expulsion collective.
En janvier 2007, une plainte pénale a été déposée pour libérer les enfants de ces prisons pour étrangers, victimes de traitements inhumains et de détention arbitraire. Mais la justice pénale est lente.
Une action civile en référé (soit en urgence) pour faire interdiction à la Belgique d'emprisonner les enfants, a été intentée par les associations de défense des droits de l'Homme, mais le Tribunal a considéré que les organisations plaignantes n'avaient "intérêt à agir" et ne pouvaient donc pas se présenter comme partie dans cette affaire.
La question qui se pose, si les organisations de défense des droits de l'Homme ne sont pas habilitées pour défendre des enfants en danger, qui doit faire respecter les condamnations de la Cour Européenne des Droits de l'Homme et demander de libérer ces enfants ???

En attendant des centaines de personnes sont arrêtées, enfermées et expulsées  illégalement par le gouvernement belge sans que les dirigeants politiques ne s'en inquiètent.
Nous appelons tous, citoyens, associations, ONG, les personnes sans papiers à continuer le combat contre ses injustices face à des familles et enfants fragilisés et à exiger que Angelica et sa maman, que toutes les familles installés chez nous, puissent continuer à vivre dans le pays qu'ils ont choisis.
Contact :
CRER - Coordination pour la regularisation et la libre circulation
Oscar Flores 0496 40 33 09

15:51 Écrit par Chevaljak dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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